DE LA VIE
La vie est une échelle double que l’on monte lestement, d’un côté, avec l'espérance d’atteindre le bonheur, et que l’on descend, de l’autre, en tremblant, sans avoir pu le saisir.
La vie est encore un breuvage dont la jeunesse s’enivre, dont l’âge mûr essaye de faire nn usage modéré, et dont la vieillesse savoure, avec un plaisir inquiet, les gouttes les plus amères.
11 en est du temps connue de la fortune : on se promet d’en faire un bon emploi, quand on en est privé, et quand on les possède on les dissipe follement.
Les gens habitués à souffrir sont les seuls qui comprennent bien tout à la fois les délicatesses, les douceurs et le but sérieux de la vie.
• Ces phénomènes, essentiellement physiques, rattachent naturellement à l’étude de l'homme sensitif les réflexions morales qu'ils peuvent snjîfçérer.
Si un homme dit, à la fin de sa vie : # Je voudrais la recommencer tout entière, d il a été Lien sage, ou il est bien fou.