CHAPITRE II
Les autres y apprendront, déplus, que toute la morale humaine serait incomplète et peu sûre si elle n’avait pour base une morale révélée par Dieu.
La rectitude est la plus précieuse des qualités de l'esprit. Ou doit donc, de bonne heure, accoutumer les enfants à ne se décider eu rien que par le raisonnement; et diriger toute leur éducation vers les études propres à faire de leur raison un guide vigilant, et de leur imagination une esclave docile. Hors de cette voie, ils sont exposés à se perdre. Si quelquefois l'expérience les y ramène, ce n'est que par un long circuit d’erreurs et de fautes.
L’homme oisif est comme l’eau qui dort : il se corrompt.
On veut, à tort, trouver une complète similitude entre une intelligence que l'éducation n'a pas fécondée et une terre inculte; car les forces productives s’accumulent dans un sol eu repos, et elles disparaissent, au contraire, d’un esprit inactif.
Dans l’ordre moral, comme dans l’ordre physique, un développement rapide exclut la solidité et la durée. Les connaissances acquises avec une extrême facilité s’oublient de même. La mémoire ne garde que ce qui lui a coûté.
Au milieu des éludes et des veilles, on est quelquefois obsédé par une pensée décourageante : c’est qu’à peine 1 intelligence
règle de leurs mœurs. Pourquoi donc n'essayerait on pas de les conduire, par la route qu’ils préfèrent, au but qu'on voudrait leur faire atteindre?
commence à répandre de précieuses clartés, l’âge vient les obscurcir, ou la mort les éteindre. On se demande alors quel est le résultat de tant d'efforts? Mais la raison ne tarde pas à répondre que l’étude, cette noble occupation de l’homme, lui fait trouver, chaque jour, le prix de sa peine dans les conquêtes de son esprit; et que, s'il veut diriger son regard vers un but plus élevé, il y verra un moyen de résister à l’entraînement des plaisirs corrupteurs, et de perfectionner son âme par la connaissance et par l’amour du bien.