DOS
Parasitémie (GRP pour 100 GR)
Jours 1 2 3 4 D 6 7 Rat 207 15 È 0,1
Rat 209 15 2 0
Rat e15 15 2
Rat 85 40 25 3
Rat 105 45 0 \
Rat 109 0 60 40 0
Dans ce tableau, le jour 1 représente le jour de la parasitémie maxima.
Cette «crise » a été signalée par A. Corranerri et F. VEROLINI, travaillant sur 6 rais, sous nom de «crise parasitolytique », «diminution progressive du nombre des parasites allant jusqu’à leur disparition » ; les chiffres que rapportent ces auteurs au sujet de la parasitémie de 4 rats guéris montrent la rapidité de celte décroissance, beaucoup plus rapide que la durée de la phase ascensionnelle [20]. Cette crise chez le Rat correspond à celle que l’on observe chez le Singe infecté avec P. brasilianum (W.H. TazrarERRo) [78].
Au cours des infections légères, le déclin se fait plus lente-
ment, plus progressivement, mais on y observe les deux autres phénomènes que nous allons étudier.
b) Apparilion de formes de souffrance.
On entend par «formes de souffrance » l'aspect anormal que prennent certains parasites après coloration par le Giemsa : leur protoplasme perd sa coloration franche, et ses limites précises ; ses contours s'estompent et on le distingue mal du stroma globulaire, comme s'il y avait lyse endoglobulaire des parasites : cerlains hématozoaires ne sont plus représentés que par leur chromatine entourée d’une auréole claire ct de quelques taches bleues plus foncées, vestiges du protoplasme qui disparaît.
Les auteurs américains (W.H. TALIAFERRO) désignent ces aspects sous le nom de «crisis forms », qu'ils retrouvent dans
lies paludismes simiens.
Ces formes de souffrance commencent à apparaître, en petit nombre, vers le milieu du stade d'état : elles 6e remarquent en grand nombre au stade critique et sont encore observées, mais de moins en moins nombreuses, au stade de déclin dans les hématies polychromatophiles et dans quelques globules rouges acidophiles ou de teinte intermédiaire. Elles témoignent sans
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BRUT ne
doute d’une immunité spécifique qui est en train de s’acquérir. Comme le dit W.H. TairareRRo à propos de P. knowlesi : «They are probably associated with parasitical effects of acquiral immunity since they have been described in several others species of plasmodia, chiefly a the time of the intense immune reaction associated with the crisis » [86].
c) Diminution du nombre des mérozoîtes sur rosace.
Alors que le nombre des mérozoïtes par rosace varie en début d'infection de 18 à 30, à la période de crise les rosaces ne sont plus constituées en général que par 6 à 12 mérozoïtes [49;.
Ce même phénomène de diminution du nombre des mérozoïtes par rosace au moment de la crise a déjà été observé avec P. cathemerium chez les canaris, avec P. brasiliänum chez les singes d'Amérique centrale, avec P. floridense chez les lézards, avec P. cynomolgi chez les singes rhesus [81].
Pour W.H. et L.G. Tarrarerro, «la diminution du nombre des mérozoïtes par rosace est vraisemblablement due à une action anti-parasitaire de quelque facteur sérologique ».