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ce) Aspect particulier de la courbe parasilémique de rechute.
Chez le rat neuf, splénectomisé ou non, l'ascension de la parasitémie jusqu'à un maximum, après injection infectante, se fait dans un délai de plusieurs jours ; nous avons montré que cette lenteur d'ascension, — bien mise en évidence par le «palier » lors d’une injection intrapéritonéale massive —, était due à laugmentation seulement progressive des réticulocytes. Chez le rat spléneciomisé après guérison de primo-infection, ia parasitémie, après un temps de latence variable (1 à 10 jours chez nos rats guéris depuis moins d'un mois), monte progressivement à 1-2 p. 100 puis — si la rechute doit être forte — elle s'élève en un ou deux jours (done très brusquement) à 10-40 p. 100 ; Ia langente à la courbe, au moment de cette phase ascensionnelle, est donc plus grande que celle observée au cours de la primoinfection. Le rat prémuni et splénectomisé se comporte donc à ce moment comme s'il était devenu beaucoup plus réceptif à l'infection, ce qui est surprenant puisque chez l'animal neuf. même après ablation de la rate, l'infection est moins intense.
Parasitémie (GRP' p. 100 Parasitémie (GRP' p. 100 Rat GR) aux jours : Rat GR) aux jours :
Il 2 3 À 5 il 2 3 4 5 24 5 60 S 83 0,2 LR Ri 0.1 60 S 84 0,05 ANN232 055 31 5 50 60 355 0,2. 25 50 0,1 20 20 125 26 5 50 51 (bal DT 29 0,1 D n25 54 1 20 382 0 13 35 204 0,1 1025 388 0,6 20 207 5 35 L 5 2 20 231 0,1 20220 L 58 0,2 520 S 30 0.1 2 L 61 1 12 S 136 01 5. 40 L46 1 12 S 141 |. à 13 S 135 1 10
Le jour marqué 1 est un jour arbitrairement choisi, alors que la parasitémie ne s’est pas encore beaucoup élevée, Ce tableau a pour but de montrer l’ascension rapide de la parasitémie en 24 ou- 48 heures à son maximum. Le dernier chiffre est le taux maxima de la parasitémie.
Cette forte ascension de la parasitémie n'est cependant pas constante : parfois le taux des globules rouges parasités reste faible.
Notons une particularité : dans les jours qui suivent immédiatement la :splénectomie, il peut y avoir apparition de rares hématozoaires sur la lame de sang (1 p. 1.000 - 4 p. 5.000) : puis tout se négative jusqu’à la rechute proprement dite quelques Jours plus tard.
Lorsqu'elle à atteint son maximum, la parasitémie décroît le plus souvent rapidement, aussi vite qu'elle s’est élevée (courbe en clocher aigu). Il arrive aussi que la parasitémie ait une évolution irrégulière, au cours de la rechute qui suit l’ablation de la rate : après une ascension rapide, la parasitémie baisse, puis augmente à nouveau pour baisser encore ; il peut y avoir ainsi 1, 2 ou 5 reprises de Pinfection, mais sans rémission complète : la courbe présente un aspect «en dents de scie » ; nous avons déjà signalé cette parasitémie oscillante chez le rat splénectomisé avant l’impaludation ou dans le cours de la primo-infection.
Rat Parasitémie (GRP p. 100 GR)
aux jours : LUN es ee La Pre RSI AOC RASE 1 bee 4 54 ere does 1 20 10 5 3 388 0: 0 0 0,6 20 12 8 40 Rat Parasitémie (GRP p. 100 GR)
aux jours : 12 13 14 15 16 17 18 19 2021 o+ 0,1 20 10 7 388 F
Lorsque la rechute post-splénectomique se termine par la mort, cette dernière ce produit soit lors de l’ascension, soit lors du déclin de la parasitémie. Dans les autres cas, survient la disparition des hématozoaires du frottis sanguin ou bien l'infection persiste à l'état chronique. ”
Il nous faut donner ici une brève description de l'infection chronique du rat, si particulière à l'animal splénectomisé ; cette description est valable non seulement pour les animaux que nous venons de citer, mais aussi pour ceux que nous étudierons dans les pages qui suivent, en ce même chapitre sur la rate.
a) I ne s’agit pas d'une infection qui passerait par des alternatives de latence complète et de reprises importantes de la parasitémie ; elle ne ressemble donc aucunement aux recrudescences ou aux rechutes, telles qu’on les voit par exemple dans les paludismes humains.
b) Il ne s’agit pas non plus de cette évolution irrégulière d'une forte parasitémie qui donne parfois à la courbe parasitémique du rat splénectomisé un aspect oscillant, aspect si différent de l'allure régulièrement montante puis descendante de la primo-infection, et qui se termine par la mort (le plus souvent; ou par, passage à la chronicité.