‹ Etude de l'Immunité dans le Paludisme Expérimental du Rat BlancChapitre 48 sur 81 · PR LUE · texte numérisé non relu

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Rat 51: splénectomie 11 jours après guérison parasitémique de Sa primo-infection ; réveil de linfection avec clocher à 16 p. 100 après 4 jours, puis disparition des hématozoaires après 25 jours. On enlève les surrénales 47 jours après la splénectomie : 2 jours plus tard le taux des gobules rouges parasités est de 1 p. 100, puis retombe à 0 après 8 jours: le rat meurt, sans plasmodies dans le sang, 12 jours après la surrénalectomie,

2. La splénectomie n’a pas provoqué de rechute, mais une réinoculation donne une nouvelle infection dont le rat guérit. La surrénalectomie provoque une rechute (4 animal).

Rat 1: immun, chez qui la splénectomie n’a provoqué aucune rechute : le 27° jour après la splénectomie, on inocule des hématozoaires. Il y a, 2 jours plus tard, apparition d'une parasitémie

qui atteint 20 p. 100 le 6° jour pour disparaître le 11° jour. On enlève les surrénales le 14° jour : mort 3 jours après avec 10 p. 100 de globules rouges parasités.

En conclusion : En l'absence de rate, la surrénaleetomie peut done parfois réveiller une infection latente ; la surrénalectomie seule peut rarement provoquer une rechute et ne diminue aucunement le pouvoir de résistance aux réinoculations.

Paragraphe II. — Action de la cortisone.

Dans des expériences encore inédites, G. FaBrani et M. A. Izz0 ont étudié l'influence de la cortisone sur la parasitémie. Chaque injection de cortisone était de 5 mgr. pour 100 gr. de poids de l'animal ; elle était faite par la cavité intrapéritonéale.

a) Première série d'expériences : la cortisone chez l'animal en fin d'infection ou immun.

Quatre animaux guéris depuis moins d’un mois de leur primo-infection ont reçu quotidiennement une injection de COrtisone, pendant 13 jours consécutifs chez l’un, pendant 11 jours chez les trois autres. Ils n'ont présenté aucun réveil de leur parasitémie.

Trois animaux en fin d'infection, c’est-à-dire au stade IV, ont été traités à ce moment par la cortisone : l’évolution normale de la parasitémie n’a été influencée que de façon très faible et transitoire ; la cortisone n’a pas empêché la disparition des hématozoaires du sang périphérique. Exemple : rat L 91 :

Jours comptés à partir du début

du traitement par la cortisone 1 2 3 4 5 Parasitémie (GRP p. 100 GR) 000 RE 0 m0 01 0

c) Deuxième série d'expériences : la cortisone chez l'animal en état d'infection chronique après rechute par splénectomie (3 animaux).

Un rat, le L 61, splénectomisé depuis 16 jours, présente une parasitémie faible et continue. L’injection de cortisone provoque une ascension immédiate de la parasitémie : de 1 p. 5.000 le jour de l'injection, elle passe le lendemain à 1 p.100 et à 3 p. 100 trois jours après.

Les deux autres rats étaient splénectomisés depuis un temps plus long : le S119 depuis 5 mois, le S141 depuis # mois. Contrairement aux résultats précédents, la cortisone ne provoque pas d’ascension de la courbe parasitémique, mais une disparition des hématozoaires ; cette disparition est temporaire chez le rat S 119 et définitive chez le rat S 141.

La cortisone a done manifesté une action complexe ; sans influence, aux doses employées, chez l'animal en fin d'infection ou immun qui possède sa rate, elle peut chez l'immun spléneetomisé en état d'infection chronique soit augmenter la parasitémie, soit la rendre latente de façon temporaire ou définitive.

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