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1° Durée maximum de l'observation microscopique du Plasmodium dans le sang.
? AA « o « - . CET a L'extrême limite à laquelle un parasite a été observé sur un frottis est le 50 jour après cessation de l'attaque primaire (CORRADETTI) [181.
2° Durée maxime pendant laquelle le Sang ou les organes sont infectants pour la souris.
C. Levaprri et Vaisman rapportent que l'injection à des souris de sang d'un rat le 37° jour et de sang et d'organes d'un autre rat le 45° jour après l’inoculation infectante (l'examen des lames de sang ne montra plus de parasites), provoque un paludisme de la souris [54].
BLack obtient l'infection de souris en les inoculant avec le sang ou des organes d’un rat impaludé 70 jours auparavant, c'est-à-dire guéri depuis 55 jours: mais le sang et les organes d'un autre animal, impaludé 91 jours avant, c'est-à-dire guéri depuis 78 jours, laissent indemnes les souris inoculées [4].
3° Délai pendant lequel la splénectomie provcque une rechute.
CorrADeTTI n'observe aucune rechute chez les animaux qu'il a splénectomisés de 28 à 122 jours après cessation de la parasitémie de primo-infection.
Back ne constate plus de rechute lorsque la splénectomie est réalisée à partir du 52 jour qui’ suit l’inoculation première. alors qu'il existe des réveils du paludisme quand lablation de la rate a lieu avant ce délai. |
Nos épreuves de splénectomie chez l'animal immun nous ont procuré des résultats très comparables : les reprises de la parasitémie ne se produisent plus lorsque l’ablation de la rate est faite un mois après guérison de l’accès de primo-infection.
4° Persistance d'une résistance après destruction parasilaire par la nivaquine.
Nous avons montré précédemment (en étudiant les incidences sur l’immunité de l'emploi d’antimalariques) que, malgré la destruction des hématozoaires par un antimalarique, les animaux se comportent vis-à-vis des réinjeetions de quantités massives d'hématozoaires de facon semblable à celle des rats non traités par un schizonticide.
Commentaires
4° Disparition spontanée des hématozoaires de l'organisme.
Nous résumons dans le tableau suivant les résultats fournis par les trois modes d'exploration utilisés :
Limite du temps; écoulé depuis guérison de l’accès de primo-infection, où un hématozoaire a pu être décelé dans l'organisme
du rat.
par examen de frottis 50 jours par subinoculation à la souris Me jours par splénectomie 1 mois environ
De ce tableau, il ressort d'abord l'insuftisance relative de la splénectomie pour tester la guérison totale d’un animal. En effet ellé ne donne plus de réveil quand elle est pratiquée un mois après guérison de la primo-infection alors que l'examen de frottis ou la subinoculation permet de déceler l'hématozoaire à une époque encore plus tardive chez certains animaux.
Ne pas déceler d’hématozoaires à l'examen de frottis sanguins ne peut être considéré non plus comme un test de la disparition de toute plasmodie de l'organisme ; la parasitémie peut persister, mais à un taux si faible qu'elle ne puisse être visible au microscope, sinon par un examen exceptionnellement attentif et un heureux hasard ; ou bien l'hématozoaire peut persister dans les organes profonds — comme dans des repaires — sans passer dans la circulation périphérique. Cependant les minutieux examens de frottis de A. CoRRADETTI, en nous montrant que l'hématozoaire peut être perçu jusqu’au 50° jour après guérison de la primo-infection, nous apprennent à tenir pour suspect de conserver des hématozoaires tout animal guéri depuis moins de 51 jours.
L'inoculation de sang, et surtout des divers organes, à la souris, est sans conteste de grosse valeur pour juger de la disparition totale des hématozaires. Elle n’a été employée malheureusement que chez peu d'animaux ; mais il est fort intéressant d’avoir constaté l’absence de pouvoir infectant des organes et du sang au 91° jour qui suit l’impaludation.
C’est qu’en effet les résultats obtenus par ces divers modes d'exploration nous orientent tous dans la même direction : la
rapidité et la continuité avec lesquelles décroît la vitalité du parasite dans l'hôte. Avec la chute rapide et régulière de la parasitémie à partir de la crise, commençait le déclin de l’agresseur ; ce déclin continue pendant la période latente métaeritique, invisible mais décelable : d'abord par l'absence de rechute après splénéctomie pratiquée un mois plus tard ; puis même les «sorties » épisodiques d’hématies cessent après 50 jours ; enfin les brovats d'organes eux-mêmes ne sont plus infectants. Cette convergence des résultats, qui nous montrent un parasitisme de plus en plus affaibli, possède à notre sens une force assez probante pour nous inciter à croire à une disparition totale des hématozoaires dans un laps de temps inférieur à 3 mois, compté à partir de la guérison de Ja primo-infection.
2° La stérilisation thérapeutique.
La nivaquine est un schizonticide puissant ; sans doute n'affecte-t-elle pas les formes exo-érythrocytaires, mais dans le paludisme du Rat à P. berghei, qui est un paludisme transmis par inoculation de schizontes et non de sporozoïtes, on n'a jamais pu mettre en évidence de cycle exo-érythrocytaire (ce qui explique d’ailleurs l'absence de rechutes spontanées). IL semble donc bien que cette thérapeutique procure une stérilisation totale de lorganisme, et réalise une «therapia sterilisans magna ». Or, chez des animaux traités par la nivaquine, le pouvoir de résistance aux réinoculations ne fléchit pas. Les résultats de nos expériences concordent done avec ceux des investigations citées dans les pages précédentes.
Il semble donc que l’on soit en droit de penser que dans le paludisme expérimental du Rat à P. berghei, tel qu'il est étudié aujourd’hui, c'est-à-dire sans transmission par le moustique, l'immunité persiste même après disparition des parasites de l'organisme.