CHAPITRE II
Discussions sur l’immunité
dans le paludisme à P. berghei
L'exposé schématique que nous venons de présenter sur l’immunité dans les divers paludismes a montré les nombreux points qui se retrouvent dans la maladie du Rat à P. berghei. Il nous permettra de montrer ce que l'étude de cette infection apporte de neuf en paludologie, et surtout quelles possibilités de recherches elle offre en ce domaine.
Chez le Rat, la maladie palustre expérimentale se traduit par un accès aigu qui, lorsqu'il ne provoque pas la mort de l'animal, se termine par une «cerise» qui conduit rapidement à la disparition de la parasitémie visible ; l’animal, chez lequel en peut par certaines méthodes montrer la persistance du microbe dans l'organisme pendant un certain temps, ne présente plus alors de rechutes spontanées et devient résistant aux surinfections. Ces phénomènes : disparition de la parasitémie au-dessous du niveau de visibilité microscopique, absence de rechutes spontanées, résistance aux surinfections et finalement disparition de l'infection latente, manifestent une adaptation victorieuse de l'organisme à l'hématozoaire, l'acquisition d’un état immunitaire. De plus, l'observation des stades du début de l'infection révèle l'intervention, avant toute immunité acquise, d’une résistance plus ou moins grande des animaux à la parasitose : ce qui met en évidence une immunité naturelle dont il faut aussi tenir compte.
Les schémas cei-joints rappelleront les phénomènes essentiels de l'immunité spécifique observés dans le pétasse du Rat et que nous allons discuter.
Il faut d’abord insister sur l'utilité de TECHNIQUES PRÉCISES dans cette étude de l'immunité. En plus des techniques qui nous ont servi pour réaliser l'inoculation ou suivre l'infection