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Fig. VIII, — Schéma de l'infection expérimentale
du Rat blanc par P. berghei.
crise et guérison
échec de La réinoculation réveil par surrénalect
évoluton après |.PM.
évolution après 2° IPM.
guénson parasitémique
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Fig. IX. — Les principaux faits immunologiques.
que nous avons décrites dans un autre mémoire [36] et résumées au début de cette thèse, nous avons été amenés à appliquer et à mettre au point des règles et des modalités expérimentales pour pouvoir apprécier avec précision l’immunité naturelle ou acquise.
Il en résulte que, dans ces investigations, les injections d'hémalozoaires en quantités faibles et non mesurées avec précision, qui avaient été d'abord utilisées, on été très vite abandonnées au Laboratoire de Bactériologie de la Faculté de Médeeine d'Alger. Les inoculations faibles présentent plusieurs inconvénients : |
— l'incertitude de la quantité d'hématozoaires introduits, qui peut varier de 1 à 100, rend difficilement comparables les résultats d'expériences que l’on répète ;
— les effets de l'inoculation, quand elle aboutit à une parasitémie manifeste, ne peuvent être appréciés qu'après plusieurs jours ; done les phénomènes immunologiques se produisant pendant cette phase silencieuse de prépatence ne peuvent être décelés et la réactivité de l’organisme a eu le temps d'être modifiée justement par cette inoculation d’épreuve ;
— et si cette inoculation faible échoue, on ne peut savoir si l'immunité est alors forte ou faible.
Par contre, la technique des injections massives, que G. Fapranr et R. VARGUES ont proposée, nous paraît devoir être employée systématiquement dans l'étude de l’immunité. La quantité importante d'hématies parasitées (300 millions pour un Rat adulte de 120 à 150 grammes) aboutit à une parasitémie presque immédiate dont on peut suivre l'évolution pendant les heures qui suivent, ce qui permet done de juger aussi bien la réceptivité naturelle du Rat neuf que la résistance acquise de l’animal immun.
La réponse à j'épreuve peut être jugée rapidement — en 48 heures, bien souvent même en 24 heures — done avant que
cette inoeulation ait pu réveiller ou faire apparaître une immunité acquise. Enfin les résultats peuvent être chiffrés, ce qui élimine les erreurs dues à une appréciation subjective. Nous avons pu ainsi observer plusieurs faits nouveaux qui auraient été sans cela méconnus (caractère stationnaire de l'infection débutante tant que la réceptivité de l'organisme ne s'est pas accrue : diminution fréquente, chez l'animal en état d'infection latente, de la résistance naturelle masquée par l’immunité acquise ; …).