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sont ces ennuis qui nous ont appris le calmé et la patiénce lorsqu’une expérience menée à bien échoue au seuil du but à la suite d’un incident imprévisible, ce sont eux qui nous ont enseigné à procéder méthodiquement, à préciser notre technique afin de: pouvoir mener nos recherches à bien dans les meilleures conditions possibles. Aussi avons-nous vo- Jontairement éliminé toute une série de travaux de début où l’insuffisance de mise au point préalable provoquait des résultats trop concluants ou trop contradictoires.
L'épreuve d’élimination du bleu de méthylène fut précisée par Ch. Achard et J. Castaigne qui en fixèrent le protocole’ et donnèrent les premiers résultats. |
Pour apprécier l’activité rénale au moyen de cette recherche il faut considérer :
1° le délai d'apparition du bleu dans l'urine,
2° la durée d'élimination,
3° le rythme de l’élimination,
4° la quantité de colorant éliminé,
5° le rapport entre bleu et chromogène éliminés.
Or pour cette série de recherches qui nécessitent
une observation de plusieurs jours et par conséquent un long séjour en dépression, nous avons utilisé le
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lapin. Devant les mictions absolument irrégulières de cet animal, force nous fut de modifier l’interprétation et dans nos résultats nous n’avons considéré que :
1° la durée d’élimination,
2° la quantité du bleu éliminée,
3° le rapport entre bleu et chromogène éliminés.
D'ailleurs la valeur de cette recherche pour l'exploration exclusive de l’activité rénale est légèrement modifiée du fait que le bleu subit un métabolisme complexe dans l’organisme et que son élimination traduit en même temps que l’activité rénale,
l'intensité des processus biologiques internes.
En effet, par suite de phénomènes de réduction, le bleu injecté va circuler dans l’économie sous forme de leucodérivé ou chromogène incolore. De ce chromogène une partie, non éliminée, a une destinée
que nous ignorons absolument.
L'autre partie arrivant au niveau des reins sera éliminée soit sous forme de leucodérivé, soit sous forme de bleu après oxydation au niveau des reins. Il faut d’ailleurs noter que ce bleu possède certaines propriétés physiques différentes de la solution injectée : c’est ainsi que la solubilité dans le chloroforme - du bleu éliminé est meilleure; de même on cons-: tate une instabilité de la teinte avec tendance à Îla
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réduction en chromogène. Toutefois ces travaux nous
donnèrent des résultats intéressants.
Technique des recherches. — Nous pratiquions une injection de 5 ec. d’une solution de bleu de méthylène à 1/1.000 dans la masse musculaire sacrolombaire. La seringue avait été tarée par pesée, puis repérée grâce à deux traits (lun sur le corps, l’autre sur le piston) dont la coïncidence nous permettait de réaliser l’injection d’une quantité constante de colorant: 5 milligrammes. Les urines étaient recueillies sur un plan incliné de verre bordé au mastic à sa périphérie, sauf sur le côté le plus bas où la bordure affectant la disposition en V ouvert au sommet donnait issue à l’urine vers une fiole à expériences munie d’un -«ntonnoir. La cage métallique permettait l’écoulement intégral sur ce plan de verre de l’urine émise; un plancher de toile métallique fine arrêtait matières et débris alimen-
taires qui auraient pu modifier sa couleur propre.
Le régime alimentaire restait le même pour une série de deux expériences, l’une au sol, l’autre en altitude à huit jours d'intervalle environ pour éliminer la possibilité de lésions rénales par des injections de bleu trop souvent répétées.
La dépression barométrique fut obtenue expérimentalement dans le caisson de 10 m° du Labora: toire d'Etudes médico-physiologiques de l’Aéronau-