‹ Étude de l'influence de la dépression atmosphérique expérimentale et du vol en avion sur l'activité rénale (volume 2)Chapitre 8 sur 35 · DEAN D AL · texte numérisé non relu

DEAN D AL

ils virént que le résidu fixe diminuait d’une manière

importante pour revenir à la normale en cinq jours.

La rétention chlorurée était particulièrement nette. : Sous l’influence de la meiopragie rénale l’azote total retenu dans l’organisme diminuait dans l’urine.

On notait un fléchissement de la production de l’urée et une diminution de son élimination; en com pensation sous l’influence de la baisse des oxydations apparaissait une plus forte proportion de bases puriques. ;

De même les phosphates et les sulfates urinaires diminuaient.

Sur l’animal maintenu en dépression, R. Moog constata aussi une azotémie importante, décelable surtout par dosagé de l’azote total.

Dastre signala le fléchissement de l'excrétion uréique pendant l’asphyxie par défaut d’oxygène, aussi dans les troubles observés en altitude, H. Guillemard et R. Moog virent une manifestation de l’anoxhémie aboutissant à une sorte d’urémie passagère à type digestif : céphalée, anorexie, nausées, asthénie.

AS . l PAS . NN Hopf, étudiant l’excrétion de jeunes athlètes en

montagne, confirma les notions précédentes.

G. Ferry, expérimentant sur des aviateurs et sur lui-même, tant en avion qu’en dépression expérimentale, constata après le retour au sol une élimination

AUTRE : à ; SA 4 15% urinaire parfois peu modifiée, parfois très restreinte quantitativement mais toujours diminuée qualitativement.

À. Paillier trouva, en vol, une diminution de l’urée sanguine en même temps qu’une légère déficience de l’activité rénale.

B. Alliotta remarqua dans l’urine émise pendant le vol une diminution de l’urée, des sels ammonia- caux et des phosphates; une rétention nette des chlorures, une augmentation de l’acide urique, des corps alloxuriques et des bases alcalines, témoignant un ralentissement des oxydations et une insuffisance sécrétoire rénale. Après le vol ces modifications per-

sistaient.

Notons enfin que les aviateurs qui ont beaucoup volé se plaignent assez souvent de céphalées, anorexie, nausées et présentent un faciès plombé et amaigri. A l'examen, on peut constater yne rétention azotée

et une toxicité urinaire augmentée.

Pour notre part, nous avons pratiqué des recherches sur la constante d’Ambard après le vol en avion; nous avons fait des épreuves d’élimination des colorants en dépression et en vol. Enfin nous avons dosé le chlorure de sodium urinaire avant, pendant, après

le vol. Ye

NP Em

C’est le résultat de ces travaux que nous exposerons dans les pages suivantes avec les réflexions et conclusions que nous ont suggérées ces recherches.

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