CHAPITRE HILL
TECHNIQUE CYTO-BACTÉRIOLOGIQUE
La technique est assez simple et demande cependant | quelques précautions, en particulier pour éviter dans la 4 mesure du possible la lÿse des éléments cellulaires par | la bile. Celle-ci doit être recueillie, d'une part dans des ! tubes stériles, d’autre part dans une solution de formol à 10 %,. Nous insistons sur la nécessité de la fixation 4 immédiate de la bile dans le formol si l’on veut avoir un ; examen cytologique valable. La lyse des élémenis cellulaires est en effet extrêmement rapide, en quelques | minutes, comme l'a montré J. Dumonr, et déjà en partie effectuée lorsque la bile parvient à l'extrémité extérieure du tube. Nous avons comparé les frottis de bile fixée et non fixée dans un cas d’angiocholécystite. Sur la première lame, on observait de nombreux éléments > cellulaires et une quantité considérable de microbes, en majeure partie du colibacille. Sur la seconde lame, il persistait quelques débris nucléaires mais en quantité beaucoup moindre par rapport aux microbes qu -
fa M
étaient aussi nombreux. C’est ce procédé de fixation immédiate au formol qui nous a permis d’observer les cellules lipoïdiques qui nous décrirons ultérieurement.
En recueiilant le liquide, il est important, comme y insiste CHIRAY, d'éviter les échantillons de bile mêlés au chyle gastrique, qui se reconnaissent facilement à leur aspect trouble caractéristique. Cependant, il nous paraît rarement possible de recueillir une bile parfaitement pure et sans aucune impureté venue des voies digestives supérieures. Ces impuretés se présentent sous forme de flocons muqueux, très légers dont il est facile d'affirmer l’origine à l’examen microscopique comme nous le verrons plus loin.
La bile recueillie ainsi était alors examinée selon la technique suivante, qui nous a été enseignée par le Dr. DUMONT, que nous sommes heureux de remercier pour l’aide constante qu’il nous a apportée dans ce travail.
Après avoir séparé les échantillons de bile pure et de bile formolée, ceux-ci sont centrifugés dans des tubes stériles pendant quatre à cinq minutes. On prélève avec une pipette une goutte du culot de chacun d'eux que l’on examine entre lame et lamelle, d’abord sous un faible, puis sous un fort grossissement. On étale ensuite une goutte du culot de la bile formolée qui, après dessication à froid est fixée au Bouin, puis à l’alcool absolu. La fixation simplement à l'alcool est en effet insuffisante et l’on risque de voir dans ce cas la préparation se décoler au premier lavage. Une fois fixée, la lame est colorée au Gram et examinée avec un objectif à im-
Delaporte 3
HQbS
mersion. Si on veut colorer les lipoïdes, il faut faire une préparation au Soudan, mais après fixation au formol ou au sublimé, l’alcool dissolvant la cholestérine et ses dérivés.
Enfin, le culot de bile non fixé au formol est cultivé en boites de Pétri sur gélose lactosée tournesolée, pour isoler le colibacille, objet particulier de nos recherches,
Le milieu le plus favorable correspond à la formule suivante.
Macération de viande A TIMEETe
Peptone Chapotaut .... 20 grammes.
Sel marin -... 9 grammes Gélose .... 30 grammes.
Après alcalinisation légère, on répartit en flacons ou en tubes que l’on stérilise. Au sortir de l’autoclave, on ‘ajoute du lactose à raison du 10 cc. à 40 % stérilisé à basse température, pour 250 grammes, puis la quantité suffisante de teinture de tournesol. Au moment de l'emploi, on fait fondre ce milieu au bain marie et on le répartit en boites de Pétri sur une hauteur de 2 millimètres. Après gélification, les plaques sont passées à l’étuve, couvercle en bas et on interpose entre les deux segments de la boite un petit tampon de coton stérile qui permet l’évaporation de l’eau de condensation. On peut les utiliser au bout de 4 à 12 heures.
Pour faire l’ensemencement, on dépose sur un des points de la périphérie une toute petite goutte du culot que l’on répartit sur la surface avec un agitateur coudé stérilisé. Puis, avec le même instrument non rechargé, on ensemence deux autres boites.
L'examen des cultures doit être fait au bout de dix- À huit heures. On prélève avec un fil de platine une colonie % | rouge et on vérifie sa pureté. Puis en repique sur gélose E pour obtenir une souche qui est ensuite étudiée sur les 5e s milieux de différenciation.