‹ Étude de la dissociation bactérienne chez Bacillus lactis niger Gorini 1894Chapitre 43 sur 71 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Influence des antiseptiques sur la végétation des trois types dissociés

de B. lactis niger GORINI

Nous avons déjà vu que Ducraux, en 1898, inontrait la difficulté qu’il y avait à établir une démarcation nette entre l'aliment et l’antiseptique. Il n’en reste pas moins que toute une classe de substances s’oppose au développement microbien, à des concentrations très faibles, et qu’elle est considérée par les Bactériologistes comme antiseptique, c’est-à-dire capable de modifier la croissance, la forme, le pouvoir chromogène, la virulence, etc... Et sans vouloir énumérer les milliers de publications qui ont été consacrées à l’action des antiseptiques, sur les Bactéries, je rappellerai cependant certaines recherches qui, soit par leur antériorité, soit par leurs idées nouvelles, se détachent nettement des travaux qu’on est habitué de lire à ce sujet. Je cite donc les recherches de R. Kocx (1881), MrQuez (1884), KR°N1G et PauL (1887), VINCENT (1907, 1908, 1931 et 1932), MADSEN et NyMAN (1907), Bonn et DrzZEwINA (1920), RIDEAL et WaL- KER (1921), Boas (1927), HOLLANDE et G. CRÉMIEUX (1928), RÉGNIER et LAMBIN (1931), BecuHozp (1919-1937), SErRA (1931). Je m'excuse si, pour des raisons de simplicité typographique, je suis obligé de supprimer un grand nombre de noms d'auteurs.

Je vais étudier successivement l’action :

DE SOI Cu 5" HO:

2° Du phénol;

sur les trois types dissociés de B. lactis niger GORINI.

A) Action des sels de cuivre sur les trois types dissociés de Bacillus lactis niger GORINI

Dès 1893 (DRESER), nous voyons se préciser le parallèlisme entre le pouvoir antiseptique et la dissociation électrolytique, et je rappellerai ici les travaux de KAHLENBERG et TRUE (1896), HEALD (1896), PAUL et KRONIG (1896), MaïrLarD (1899), Brar (1902) et Victor HENRI (1906).

On sait que pour certaines substances la dissociation des sels est plus forte que pour d’autres. C’est ainsi que pour HCI, on admet facilement une constante de dissociation égale à 100, tandis qu'avec d’autres acides, on obtiendra des chiffres de l'ordre de 25 (acide dichloracétique), de 19 (acide oxalique) de 1,7 (acide citrique). Or, il est possible de modifier la dissociation d’un homoïonique. Dans des “recherches restées classiques, effectuées par un savant nancéien, MAILLARD, le pouvoir antiseptique de SO*Cu à l'égard du Penicillium décroit à mesure que croit la quantité de sulfate de soude apportée, et je cite ici le tableau de MAILLARD qu'à si clairement exposé Victor HENRI dans son « Cours de Chimie-Physique » (1906).

SOfCu 1/3 N après 35 jours, le poids de la culture est...............

0,0116 gr.

AL ESEN — 0,0442 gr.

— 1/5 N — 0,0505 gr.

— 1/1I0N — 0,0649 gr.

— 1/10 N + SOËNa? 1/10 N après 35 “+ le poids de la culture est 0,0727 gr. — 1/10 N + SOSNa? 1/5 N — 1,5582 gr.

— 1/10 N + SOfN2? 3/10 N —— 2,1771 gr.

Je me suis contenté de chercher quelles étaient les doses de sulfate de

cuivre qui exerçaient :

1° Une action infertilisante ; 2° Une action mortelle;

sur les trois types dissociés,.

è Recherches nouvelles A) MODE OPERATOIRE

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