‹ Étude de la dissociation bactérienne chez Bacillus lactis niger Gorini 1894Chapitre 64 sur 71 · SOURCE ALTERNATIVE · texte numérisé non relu

SOURCE ALTERNATIVE

La bobine de Ruhmkorff (inducivrium de Kôurer) (1924-1932) était bien le moins mauvais des appareils de ce genre, mais il laissait toujours un bruit de fond, lorsqu'on utilisait soit le haut-parleur, soit le téléphone. Or ce bruit rendait les mesures très pénibles lorsque les résistances étaient de l'ordre de 20.000 à 50.000 ohms et c’est pour cela que Las- SEUR et ses Collaborateurs (1933) utilisèrent l’hétérodyne H!.

Puis, grâce au concours de M. JOUAVILLE, nous avons pu remplacer Je générateur à fréquence musicale du schéma 3 (H!) par une hétérodyne F2 à fréquence musicale (1.000 périodes environ).

Dans cette installation, l'emploi des piles et accumulateurs est complètement évité et l'appareil est alimenté par le secteur. La Faculté de Pharmacie ne possédant pas de courant alternatif, nous avons utilisé une commutatrice. Cette alimentation sur le secteur qui a été particulièrement bien étudiée par M. JOUAVILLE a permis de supprimer toutes les piles et accumulateurs. L’äppareil peut être branché sur tout secteur à 50 périodes (110-250 volts).

Le redressement de la haute tension est obtenu à partir d’une valve 5Y3; la lampe oscillatrice est une 6F6 métallique ou bien encore une 6G6G à ampoule verre et culot americain octal. L'appareil se présente sous la forme d’un petit chassis métallique porté par quatre pieds en caoutchouc (figure 2, page 99).

Dans le schéma 4, l'appareil de Zéro est constitué par un voltmètre amplificateur alimenté directement sur courant alternatif 50 périodes (110-250 volts).

On effectue la lecture à l’aide de l'œil cathodique et à l’aide du milliempèremètre, l'œil cathodique ne donnant qu’une première approximation. Pour augmenter la précision de nos lectures, nous utilisons un second milliampèremètre (2). La figure 3, PI. 000 représente le voltmètre

amplificateur.

(1) Dans lappareil de Chaiïx on n'a pas à redouter les contacts défectueux de l'installation 3 car le constructeur nancéien a eu soin d'utiliser non pas un point de contact mais quatre couteaux décalés. ;

(2) La zone de silence aurait pu être déterminée avec plus de précision si l'aiguille du curseur avait été plu: fine dans les schémas 1, 2 et 3. 5

Te téler tone 16 : Re AS er) 8: Aobine À

Appareil utilisé en 1924 par Lossan et Civardet en 1425 par Lasseur, Crrardeh ef Vermelr en 4928 par lasseur et Hoëlat

Schèma ? <

A rcr-lances (de Ah) 2mplf. 2mp/fca teur H : Haut parleur S4. Fhermostal Cr) : au Xylo€ B: Bobine he Ru À -inductorium de KSkles

Appareil utilise en 7932 par Lasseur et À Dupaix Fe

Scbèmz à

A1 ; men lances (ctèads).

amplf. : amplificateur IL : Voikmaotre S1 : thermostat (régulateur) 20 xylo!/

Appareil utilise en Cu

1935 bar : Lasseur Jouaule, A. Dupaix e/ Je Marchal Pas ef

Ateumu/a leurs Schéma 4

+ ? , f + s resulanee CRE ua) C2 S: lhermostat électrique amblf: amplificateur Va vt voltmetu ab : f! de platine.

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(Schéma 4). La boite de résistances à décades à contacts duals a été construite par Tinsley. La somme des résistances est de 111.110 ohms.

O0 Le schéma 4 représente la dernière installation utilisée au Laboratoire de M. LAssEUR. À Toutes les mesures ont été effectuées après séjour des suspensions au thermostat électrique à 25° C. Les électrodes employées sont celles G'ARRHÉNIUS.

MATÉRIEL BACTÉRIEN

Les germes ont été cultivés sur gélose en boîte de Roux à l’étuve à 37° C., puis lavés trois fois à l’eau bi-distillée.

Après centrifugation, les corps microbiens sont remis en suspension dans l’eau bi-distillée. Dans les essais préliminaires, les suspensions renfermaient 4.000.000.000 de plastides au cm. Nous avons obtenu des valeurs trop petites (ex.: K — 132 X 10‘). Avec de tels nombres on ne pouvait que difficilement espérer observer des variations notables chez les trois types dissociés.

C'est la raison pour laquelle les différentes mesures effectuées sur L. lactis niger GORINI, comme d’ailleurs, sur B. caryocyaneus BEIJERINCK- Dupaix, et sur B. aurantiacus tingitanus REMLINGER-BAILLY ont été réalisées sur des suspensions renfermant 15.000.000.000 de germes au cm°.

ÉTUDE DE LA CONDUCTIBILITÉ DES SUSPENSIONS DE Bacillus lactis niger GORINI TABLEAU XXI

Les valeurs obtenues sont résumées dans le tableau ci-dessous Que

Temps de contact Type Ra Type Rb Type S PS UMEE RS PAP AE rs RE 650 368 587 AR ANA AT REA D Na 718 392 618 TS ME CRE RAT RE 724 410 636 FR A APR ARE SRE 729 410 641 Li TO ot RENTREE EE 739 412 655

(1) Les mesures de conductibilité ont été déterminées après des temps variant de 0 à 60 minutes (temps de contact entre corps bactériens et liquide dispersif). Les mesures ont été faites non pas sur le même échantillon mais sur des parties aliquotes d’une même suspension,

Il est à remarquer tout d’abord que la conductibilité est plus faible pour les suspensions du type Rb que pour les suspensions des autres types. La diffusion des électrolytes dans le liquide dispersif est rapide. C’est ce qui 1essort de l'examen des valeurs obtenues avec B. lactis niger GoriNt Rb, après les différents temps de séjour au thermostat. /

Avec les types Ra et S, on observe des valeurs supérieures à celles déterminées pour Rb. Il semble que de 30 à 45 minutes, la diffusion des électrolytes soit très faible. Chez ces deux types, la courbe de diffusion des électrolytes semble nettement différente de celle qui serait obtenue pour Rb, et se ramènerait à une courbe en forme de S (1).

La conductibilité comme les autres caractères étudiés, permet de ramener les trois types dissociés à deux groupes: Rb et Ra-S.

(1) Il est un autre moyen de se rendre compte de la variation de la perméabilité de la membrane, c’est l'addition à la suspension d’une quantité donnée d'un électrolyte et plus particulièrement d’un corps coloré. Nous avons déjà effectué des recherches dans ce sens, mais nous pensons qu'avant de les résumer, il est nécessaire d'effectuer de nouvelles expériences.

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