ÉTUDE ANALYTIQUE ET PHYSIQUE DU SÉRUM DES CANCÉREUX
Avant de pénétrer dans le domaine des propriétés physiques du sérum des cancéreux, nous devons signaler les travaux qui ont trait à l’étude de la densité du sang de ces malades. Albert ROBIN (1), après avoir déterminé au cours de ses recherches la densité normale, qu'il situe entre 1055 et 1060, constate un abaissement de cette densité chez les cancéreux variant d’ailleurs dans des limites assez étroites. Une autre série de travaux a trait à la vitesse de sédimentation des hématies. HOFFGAARD (2) conclut à une accélération de la sédimentation mesurée par la méthode de Graf et Reinwein. Joseph THomas (3) est sobre de conclusions et RorFro (4) est de l'avis de Hoffgard.
Dans le domaine physique, deux éléments sont particulièrement intéressants, d’une part la pression osmotique et le point cryoscopique, d’autre part la mesure du Ph du
sérum.
Les travaux de BATES (5) et de WATERMAN (6) sur la concentration moléculaire et le calcul du degré de dissociation des solutions d’électrolytes donnent des précisions sur les techniques à suivre dans cet ordre de recherches. Kop4- ZEWSKI (7) a, en 1924, étudié la tension superficielle dans les humeurs des cancéreux. Il utilise la méthode stalagmo-