‹ Etude de la Floculation du Sérum des Cancéreux par les Méthodes de Vernes: Travail du Centre anticancéreux de Bordeaux et du Sud-OuestChapitre 14 sur 43 · ER · texte numérisé non relu

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tes, mais on les à surtout étudiés au point de vue élémentaire. Le phosphore, en particulier, a fait l’objet des travaux de WOHLFABRET (20), qui a étudié dans les diverses maladies, et en particulier dans le cancer, les variations du taux de ce métalloïde dans le sérum. Il est difficile de conclure en ce qui concerne les néoplasmes. Les deux éléments le plus étudiés ont été sans conteste le calcium et le potassium. RÉMOND, SENDRAIL et LASSALE (17) ont constaté la diminution des ions Ca chez tous les lapins au moment de la cancérisation expérimentale. Ils concluent en faveur du rôle inhibiteur du Ca. RENAUD (21), Paozuccr (22, a, b), REDING et SLOSSE (16) aboutissent aux mêmes conclusions. Déjà en 1922, Worr (24, a) et WoLrFr et TROISIER (24, b, c) avaient constaté cette action inhibitrice du Ca, particulièrement dans les greffes cancéreuses. Mais ils concluaient aussi à une action inhibitrice du potassium; ils sont en désaccord en cela avec NÈGRE (25), qui considère que le potassium a une action favorisante sur les greffes. Chez l’homme, le potassium augmente de quantité lorsque la croissance des tumeurs est rapide. En dehors de son rôle physiologique d’inhibition, la diminution du taux calcique aurait une action, comme nous l’avons vu, sur la tension superficielle. (KAREL SWELHA, 11.)

Pour ce qui est du magnésium, BLUM et KLoTrz (26), en 1923, avaient étudié le taux de ce métal dans le sérum des cancéreux, mais ils n’apportaient pas de conclusions. Les méthodes de dosage du magnésium sont compliquées, longues, délicates et les causes d'erreur. multiples dans la recherche de quantités infinitésimales. Les travaux de Pierre DELBET (27) ont montré le rôle particulièrement important du magnésium. On conçoit que ce puissant agent de synthèse puisse avoir une action sur l’organisme cancéreux, où, localement et dans le milieu intérieur, règne une sorte

d’anarchie.

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En ce qui concerne les dosages des phosphates, du Ca, du magnésium et du potassium, on trouvera des méthodes élégantes, applications des mesures photométriques, à la fin

du livre de Marcel LÉGER (28), pages 149-159.

Parmi les éléments ternaires, le glycose est prépondérant dans les sérums normaux au taux de 1 gr. à 1 gr. 50. Dans le sérum cancéreux, cette proportion peut être quadruplée: Bierry, RaTHERY et M" LÉviNA (29). RoFro et RIVALORI (30), FOERSTER (31) concluent eux aussi, ainsi que REPING et SLOSsE (16) à l’hyperglycémie dans le cancer. À noter que la glycémie augmente très sensiblement et persiste plus longtemps chez les cancéreux, après absorption de glycose, que chez les individus normaux. À la suite de l’étude du glycose se place comme corollaire celle de Facide lactique. Valentin et de nombreux auteurs avaient montré l’augmentation du taux de cet acide, mais les méthodes de dosage utilisées par eux étaient peu sûres et fort sujettes à erreur. Otto WarBURG (32) et ses collaborateurs WIND et ERWIN ont repris le problème à l’occasion de leurs études sur la physiologie celluaire et la physiologie des tumeurs. Ils ont montré que les cellules trouvent l’énergie nécessaire à leur évolution dans un processus double de respiration et de fermentation. Cette dernière est prépondérante dans les cellules cancéreuses, elle se produit aux dépens du glycose protoplasmique et donne de l’acide lactique. « Le métabolisme du cancer correspond quantitativement au métabolisme des cellules normales en voie de développement chez l’embryon. » Comme preuve de ce mode de vie de la cellule cancéreuse, C. et F. Cort, analysant le sang de la veine axillaire du membre, sur lequel s'était développé un sarcome de Rous, trouvent pour 100 cm3 de sang, 23 mgr. de glycose en moins et 16 mgr. d'acide lactique en plus, par rapport à Panalyse du sang provenant du membre opposé, qui était sain.

Le taux des lipoïdes, en particulier de la cholestérine, augmente avec l’accroissement de la tumeur. LUDEN GEOR- GINE (33) trouve une cholestérinémie marquée, et la disparition du sang des produits de désintégration de la cholestérine. Rorro (34) étudie l’influence de cette dernière substance sur le développement des tumeurs malignes. LoisELEUR et MorEL (35) ont étudié la question au point de vue plus général du taux de la cholestérine dans les divers sérums normaux et pathologiques.

L'étude des éléments azotés, que nous abordons en dernier lieu, occupe certainement la place de choix par suite des modifications à la fois quantitatives et qualitatives des sérums cancéreux.

Et tout d’abord il y a albuminose dans ces sérums. DELLA Roza (36) sur 45 sérums examinés en trouve 8 présentant une forte albuminose. RorFro (37) et KNIPFER (38) appliquent la méthode réfractométrique et concluent à l’hyperalbuminose. BOTELHO et les auteurs qui se sont occupés de sa réaction ont été amenés à corriger celle-ci d’après le taux d’albumine, toujours plus élevé que normalement, des sérums cancéreux. On trouvera une bonne étude de la question dans la thèse de TEDESsCO PoraKk (39); dans celle de PuEcx (40) est traitée la question des albumines du sérum et se trouve l’exposé des méthodes viscosimétriques et réfractométriques.

L’élévation du taux des amines et des acides aminés suit parallèlement l’augmentation des albuminoïdes. Une méthode colorimétrique proposée par CHODAT (41) permet de s’en rendre compte. On obtient une coloration rouge brique dans les premières heures après l’adjonction à 20 gouttes de sérum cancéreux de 10 à 20 gouttes de paracrésol au 1/125° et de 20 gouttes de tyrosinose à 2 %. Cette dernière substance a été particulièrement bien étudiée dans la thèse de Wyss

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