‹ Etude de la Floculation du Sérum des Cancéreux par les Méthodes de Vernes: Travail du Centre anticancéreux de Bordeaux et du Sud-OuestChapitre 18 sur 43 · ÉTUDE SYNTHÉTIQUE DU SÉRUM DES CANCÉREUX · texte numérisé non relu

ÉTUDE SYNTHÉTIQUE DU SÉRUM DES CANCÉREUX

Nous avons parcouru les domäines physiques, chimiques et biologiques dans l’étude des sérums eancéreux. Dans chacun de ces domaines, nous avons trouvé des conceptions intéressantes et des constatations pleines d’intérêt. Mais, à travers ces études, le sérum cancéreux nous apparaît démembré en ses éléments. Chaque sérum possède son individualité, qui se fond à un certain moment dans un groupe de propriétés communes à une espèce de sérum, ce qui permet à la sérologie de se mouler sur les cas moyens. Mais l'esprit d'analyse, qui est à la base des méthodes que nous avons étudiées, n’est guère favorable à une conception philosophique, et encore moins pratique, d'ensemble. Du sérum normal au sérum pathologique, il n’y a souvent dans les caractères généraux que des variations très faibles, voire insensibles. Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a un minimum de conditions que doit remplir un sérum pour entretenir la vie, et ce minimum est impérieux, d’où nécessité pour lui de s’y adapter, quelles que soient les modifications profondes de sa structure chimique. C’est cette plus ou moins bonne adaptation qui conditionne la vie, la maladie ou la mort. Et c’est en définitive le maintien d’un Stat colloïdal adéquat qui régit ces états (LUMIÈRE). Tous les troubles, qu'ont mis en évidence les travaux analysés, sont l’image du métabolisme cellulaire dévié et réciproquement d’un déséquilibre du milieu. Les facteurs de ce trouble sont multiples, physiques, chimiques, mécaniques ou biologiques (parasitaires où microbiens), mais le mécanisme est le inême, il est d'ordre électrochimique. « Voilà pourquoi une étiologie unique et spécifique est inconcevable, » Kor- ZAREFF et FISCHER (13, p. 180).

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