ET LEUR APPLICATION AU CANCER
Le sérum, résultant de la coagulation du sang, est essentiellement, comme nous l’ont montré les études précédentes, une solution colloïdale d’albumine dans de l’eau salée, un hydrosol d’albumine. Viennent à changer les conditions extérieures à lui, ce sérum y sera sensible, et le terme de cette sensibilité est la floculation, qui est en somme la mort du sérum. Mais « l’étude de l’état colloïdal de la matière a permis de constater un trait typique de cet état, la périodicité » (KOPAZEWSKI, 83). La floculation des sérums, pour obéir à cette loi qui est universelle, se fera donc selon un rythme périodique. C’est le mérite de Vernes d’avoir démontré le premier l’application stricte de la loi générale aux sérums humains normaux et pathologiques, et ce phénomène de floculation périodique mérite bien le nom de phénomène de Vernes, que lui a donné UFFoLTz (91). Le sulfate de nickel permet de mettre facilement en évidence ce rythme de floculation. La courbe ci-jointe (fig. 1), empruntée à l’article de VERNES, Buico et M'" GAGER (98), en est la représentation graphique. L’intensité de la floculation est portée en ordonnée, la concentration en abcisse.