‹ Etude de la Floculation du Sérum des Cancéreux par les Méthodes de Vernes: Travail du Centre anticancéreux de Bordeaux et du Sud-OuestChapitre 22 sur 43 · LATE · texte numérisé non relu

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Mesure du trouble à l'échelle du pholométre ( Densite Optique)

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( Figure 1)

Le sérum normal flocule rythmiquement, il en est de inême des sérums pathologiques de par leur structure colloiïdale, mais l'étude comparée des rythmes de floculation a montré une différence entre ceux des sérums normaux et ceux des sérums pathologiques. La question de différenciation, d’où découle médicalement une application diagnostique, consiste à savoir en quoi, ou mieux où, le rythme d’un sérum pathologique se distingue du rythme d’un sérum normal. Ainsi posée, la question est simple, mais KopAzeWsk1 (loc. cit.) a bien raison d° « attirer l’attention des

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expérimentateurs sur l'extrême complexité des études concernant l’état colloïdal de la matière, et sur la nécessité de déterminer méticuleusement toutes les conditions d’expérimentation ». Faute de ces conditions, la sérologie ne peut être qu'imprécise, et se livrer à de redoutables écarts, dont les conséquences sont souvent désastreuses.

Il y a tout d’abord à considérer le sérum en expérience. Le recueil du sang doit être fait aseptiquement et dans des tubes stériles et parfaitement secs. Les sérums opalescents sont en général à rejeter pour les réactions de floculation, cependant on peut être moins absolu pour certaines. La prise de sang devra être faite à jeun, douze heures après un repas au minimum. Malgré ces précautions et une centrifugation prolongée, certains sérums resteront chyleux (affections hépatiques, leucémie myéloïde). Ces derniers, malgré le désir que nous avions de les étudier, ce sont montré particulièrement impropres. Pour obtenir le plus possible de sérum, il est bon de détacher, au moyen d’une pipette stérile, le caillot qui s’est formé, une demi-heure après la prise de sang. Il est inutile de mettre les tubes à la glacière, d’autant plus qu’il y a intérêt à exécuter les réactions dans la journée, ou au plus tard le lendemain. En effet, l’âge des sérums à une influence. On trouvera une étude de la question par A. BRETON (80) et par Douris (80 bis). En dehors de ces conditions sur lesquelles notre action est entière, il en est une sur laquelle nous ne pouvons rien, c’est la « personnalité » du sérum. Certains sérums normaux sont hyperfloculants; ce sont ceux qui donnent tous les mécomptes dans üne sérologie mal réglée. Et dans une sérologie précise, il faut prévoir un réglage tel que la floculation au-dessus du zéro de l’échelle d’un sérum non pathologique ne puisse apparaître que dans un pourcentage de cas infime. (Voir à ce sujet VERNES, 95, p. 17.) Il faut donc craindre une sérologie trop sensible, comme il faut craindre une sérologie trop peu sensible. La définition de la sensibilité devient alors quelque chose de fort difficile, et c’est cependant elle

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qui a le plus souvent été prise comme critérium pour juger comparativement les méthodes sérologiques.

Le réglage de la sérologie est donc fonction directe de la moyenne des « personnalités » des sérums de même espèce. Dans ce réglage entrent, en outre, en jeu en premier lieu : la substance amenant la floculation du sérum, en second lieu : les conditions extérieures expérimentales, en troisième lieu : l’expérimentateur lui-même pour linterprétation des résultats, Il faut immédiatement éliminer celui-ci et son coefficient personnel; cela a été réalisé dans les méthodes de Vernes par l’emploi du photomètre, qui permet l’appréciation des résultats avec une approximation égale, quel que soit l’expérimentateur. Les conditions extérieures, en dehors de celles liées à la propreté du matériel, sont surtout représentées par la température. Celle-ci doit être constante et bien déterminée (18° habituellement).

Enfin le choix de la substance amenant la floculation est dicté par l’action que l’on en veut tirer. Sa qualité et sa quantité importent également. Il ne saurait être question ici de spécificité, mais certaines substances se sont montrées empiriquement meilleures que d’autres en vue des résultats cherchés. Ces substances peuvent être à l’état colloïdal (suspension de péréthynol) ou de simples solutions (résorcine, sels de métaux). Lorsqu'il s’agit des premières, ce qui importe, c'est la grosseur des grains. Pour les secondes, le taux doit être rigoureusement déterminé. Il est évident que, dans les deux cas, ces deux éléments doivent êre constants pour des expériences comparatives. Nous donnons (fig. 2), empruntée à Vernes, la représentation du phénomène avec une solution colloïdale (93, page 40). Les figures 3 et 4 donnent les courbes de floculation de sérums normaux et pathologiques, en présence de solutions de concentrations croissantes de résorcine et d’acétate de cuivre.

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