‹ Etude de la Floculation du Sérum des Cancéreux par les Méthodes de Vernes: Travail du Centre anticancéreux de Bordeaux et du Sud-OuestChapitre 23 sur 43 · SAS FE · texte numérisé non relu

SAS FE

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(Figure 2)

Nous venons donc de voir les principes des méthodes de Vernes, basées sur une saine conception de la sérologie. Après un bref rappel des techniques, nous montrerons les résultats dans leur application au sérum des cancéreux.

La réaction de Vernes au péréthynol, réglée pour le diagnostic et l’étude de l’évolution de la syphilis, consiste essentiellerent à mesurer photométriquement la floculation du sérum à éudier en présence d’une solution colloïdale de péréthynol (solution alcoolique à 15 gr. d’extrait sec de cœur de cheval pour 1.000 d’alcool absolu). La solution colloïdale (péréthynol dans eau bidistillée à 1 pour 6,5) est préparée au moyen d’un mélangeur spécial, en s’entourant de précautions, ayant pour but d’obtenir à coup sûr une suspension de grosseur de grains déterminée. Le sérum décanté, centrifugé et chauffé au bain-marie pendant trente minutes à 55°, est réparti dans 2 ou 4 tubes à hémolyse, suivant que l’on fait la réaction en simple ou en double (0,8 cm3 dans chaque tube). Cette opération se fait avec commodité au moyen d’un rhéomètre réglé à 0,4 cm3. Trente minutes après la sortie du bain-marie, ajouter dans l’un des tubes 0,4 cm3 de suspension granulifère, et, dans l’autre tube qui sert de témoin, 0,4 em3 d’une solution d'alcool absolu dans l’eau bidistillée au titre de 1 pour 6,5. Après agitation, on met les tubes, bouchés au caoutchouc, au bain-marie à 25°, pendant quatre heures. On fait alors la lecture au photomètre des densités optiques du tube en expérience et du tube témoin, et l’on retranche la seconde

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de la première. La différence donne le degré de floculation du sérum examiné. Le réglage de la réaction est tel que toute élévation au-dessus du zéro de l’échelle doit faire soupçonner la syphilis. Tout sérum donnant 6 et au-dessus est syphilitique (en tenant compte bien entendu des restrictions que nous avons faites plus haut).

La réaction à la résorcine, réglée pour la tuberculose, est d’une technique simple. A 0,6 cm3 de sérum centrifugé, non opalescent (très important) et non chauffé, on ajoute 0,6 em3 d’une solution fraîche de résorcine pure et eristallisée dans l’eau bidistillée à 1,25 %. On fait une lecture photométrique immédiate puis on laisse le tube, bouché au caoutchouc, quatre heures à la température du laboratoire. On fait alors une deuxième lecture, et l’on retranche du chiffre de la densité optique, résultat de cette seconde lecture, le chiffre trouvé lors de la première. La différence donne le degré de floculation. L’élévation de ce degré audessus de 30 donne une présomption de tuberculose. Il faut remarquer que pour ces deux réactions, et surtout pour la seconde, un seul examen ne suffit pas, particulièrement en l'absence de signes cliniques décelables. Plusieurs examens sont dans tous les cas nécessaires.

Après des essais multiples, avec de nombreuses substances, dont on trouvera la nomenclature à la page 48 de l’article de Vernes, Bricq et M" Gager, ces auteurs se sont arrêtés, pour l’étude des sérums cancéreux, à l’analyse de la floculation de ces sérums par les solutions de triomophénol et de sels de cuivre (acétate et sulfate). Nous retiendrons seulement ici l’étude, qu’ils ont faite, des solutions d’acétate de cuivre, Nous donnons, toujours d’après eux, la représentation schématique de la floculation des sérums normaux el cancéreux en présence des solutions de concentration croissante d’acétate de cuivre (en abcisse: molécules gramnes > 1.000 pour 1 em3 de sérum). Les concentrations qui

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