‹ Étude de la Génération des Engrenages Par la Méthode des RoulettesChapitre 78 sur 111 · Réalisation de la machine correspondante · texte numérisé non relu

Réalisation de la machine correspondante

Le flan F est monté sur un axe horizontal-fixe (fig. 67): Le chariot Cr peut prendre sur une colonne C; un mouvement de translation vertical. Sur ce chariot est fixé le support Sa de la tige T:

qui, dans son mouvement alternatif, entraîne la crémaillère. Ce support a une position réglable sur le chariot: pour le taillage des dentures droites, il sera incliné de façon que la trajectoire rectiligne de la tête de la tige fasse avec l’horizontale l’angle y précédemment défini. L’autre extrémité de la tige glisse le long d’une rainure limitée par deux arcs parallèles à la courbe déterminée plus haut (8 83), et portée par un guide G changeable, suivant le module à réaliser.

Le mouvement de translation de l'outil est obtenu à l’aide de deux coulisseaux C, et C, à glissières orthogonales (non figurés) : (C:, monté sur S4, peut glisser dans le sens perpendiculaire à la position moyenne de la tige; C; monté sur C:, porte la crémaillère et esi entraîné par la tige. Enfin, un dispositif non représenté sur la figure permet à l'outil de s’écarter lors de la période de retour.

Le mouvement de la machine est alors le suivant : l’inclinaison y et le guide G ayant été choisis d’après le module à réaliser, le chariot s'élève très lentement avec la vitesse v (mouvement genérateur), tandis que la tige est animée de son mouvement alternatif de période 0 (mouvement de coupe), et que le flan tourne avec une vitésse angulaire w’ liée au choix de v par l’équation (5). Quand le chariot est suffisamment élevé, le taillage est terminé.

“L'opres

REMARQUE. — Il est possible d'apporter à la réalisation du mouvement de coupe une variante qui permet de supprimer la tige. En effet, le support Su étant toujours incliné sur le chariot de l’angle y calculé plus haut, imaginons que le mécanisme qui commande le va-et-vient de l'outil soit monté, non plus sur le support, mais sur le coulisseau C;, de façon que le coulisseau C,, porteur de l'outil soit animé sur C;, d’un mouvement sinusoïdal incliné de l’angle y sur l'horizontale (fig. 68). Le mouvement alternatif de C;, dont l'amplitude est très faible, comme on va le voir, est déterminé sur Sa par la condition que la vitesse de translation de l’outil-crémaillère par rapport au plan primitif P de la crémaillère théorique, soit horizontale. Prenons comme repère le support Su,

Fig. 68

et désignons par z la mesure de l’élongation du coulisseau C;, comptée positivement vers le haut, l’élongation nulle correspondant à la position moyenne de C, sur C,;. La condition à réaliser est :

d ï an cosy. F+T(asins sin et) — v — 0,

d’où, en tenant compte des données initiales, et faisant les mêmes transformations que tout à l’heure :

(6) z = a tg y (À — sin à),

Cette équation permet de déterminer le profil de la came nécessaire pour réaliser, pour le module désiré, le mouvement alternatif convenable de C,;. Elle montre que l’amplitude de ce mouvement est minime, ce qui est capital pour un taillage rapide.

EXEMPLE. — Données : a— 30 mm et VO6—37x mm. Le module à tailler est 3. La formule (1) donne : y— 2052’. Si la valeur utile maximum de | à |

T r Li . x Q Fr .

est TZ l’'élongation correspondante du coulisseau C, est, d’après (6), inférieure à 0,3 mm.

ro

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