Taillage des dentures hélicoïdales
La machine étant réglée, comme il vient d’être dit, faisons tourner le support Sa d’un angle $, dans un sens quelconque, et fixons-le dans cette position, sur le chariot, sans toucher ni au guide, ni à la crémaillère.
Désignons toujours par P’ le plan lié au chariot et sur lequel glisse le primitif P de la crémaillère théorique; soit, d'autre part, P, un plan glissant sur P’ avec la vitesse V parallèle à la face active de la crémaillère, V et 8 étant les mêmes éléments que ci-dessus et auxquels correspondent un guide ou une came bien déterminés. Par rapport à P;, une arête taillante de l’outil engendre un plan N': or, d’après une propriété déjà vue ($ 10), cette arête engendre le même plan N par rapport à tout plan qui glisserait sur P’ d’un mouvement de translation uniforme, dont la vitesse se projetterait sur la vitesse de P suivant un vecteur égal à celle-ci. La vitesse de glissement de P sur P’ sera donc :
Cosibz
Soil w, la vitesse de rotation du flan correspondant à l’immobilité du chariot, elle est définie par la relation :
NZ
(7) (On IE
Si, par révolution de l'outil, le flan tourne de l’angle 2 la vitesse w,
doit vérifier également :
2k x RE
(8) Dy0—
Supposons maintenant que le chariot soit animé de son mouvement générateur; la vitesse de rotation vw’, à imposer au flan doit être telle que la vitesse
, ce qui donne :
de glissement de P sur P’ soit toujours égale à .
(ee)
Remarquons que si l’on utilise une crémaillère de module Ab, le module de la roue hélicoïdale obtenue est sn
Enfin, pour tailler deux roues conjuguées d’un engrenage parallèle, il faudra faire tourner le support S4 d’un même angle B dans les deux sens.