‹ Étude de la loi du 31 mars 1919 relative aux pensions militaires d'invaliditéChapitre 16 sur 35 · LORIE · texte numérisé non relu

LORIE

Nous pourrions donner encore bien des exemples de cas semblables de pensions, légales peut-être, mais abusives certainement.

Plusieurs de ces observations montrent que des pensions ont été accordées sans que la maladie ait fait l’objet d’une constatation pendant le service. Elles auraient dû être rejetées, mais l’axiome : Tout homme pris par un Conseil de Révision est présumé en bon état de santé, a été appliqué aveuglément.

Grâce à la présomption légale, on a donné des pensions à des hommes atteints de maladies constitutionnelles, congénitales.

Grâce à la présomption légale, on a vu et on voit des jeunes gens de 25 ans, pensionnés à 100 % pour tuberculose, touchant une retraite de 6.000 francs, à laquelle l'Etat ajoute une indemnité de 10.000 francs, à condition qu’ils ne travaillent pas.

Toutes les affections tuberculeuses, quelles qu’elles soient, sont estimées d’office créer une invalidité de 100 %.

Tout tuberculeux qui est titulaire de cette pension, a intérêt à cultiver sa tuberculose pendant quatre ans; après quoi pourvu pour le reste de ses jours, d’une rente viagère convenable, surtout s’il vit dans son village, il deviendra le chômeur à vie et trouvera une compagne plus facilement qu’un homme sain.

Comme beaucoup de tuberculeux, il aura de nombreux enfants, et quels enfants !

Parmi les affections qui ont donné naissance aux abus les plus criants, les affections pulmonaires et le

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__ paludisme nous paraissent les premières; aussi, nous proposons-nous de leur consacrer quelques pages de

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