‹ Étude de la loi du 31 mars 1919 relative aux pensions militaires d'invaliditéChapitre 26 sur 35 · MGR · texte numérisé non relu

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activité et d’une vigueur que beaucoup de gens bien portants pourraient lui envier.

« Un 34° (pensionné d’un dispensaire que nous contrô- « lons) qui n’est jamais sorti de Brest et a été réformé N° 2 « sans pension dès 1916 cumule une pension de service de « la Caisse des Inscrits maritimes avec 23.500 fr. de pen- « sion militaire soit environ 30.000 fr. Il a la tierce per- « sonne, tout comme un grand aveugle de guerre, et, cepen- « dant, se promène en bicyclette, pêche seul en mer, fait « commerce de sable et de varech, fabrique des briques, « tient une buvette clandestine et harponne éventuelle- « ment des épaves d’où sa vigueur et ses 94 kilos éloignent « les compétiteurs même audacieux. »

« Dossier à la disposition de qui de droit. »

Cette augmentation de la pension du tuberculeux a été nocive dans bien des cas. Rien de surprenant à cela, n'est-elle pas accordée automatiquement à tous ? N’est-elle pas intangible ? Aussi a-t-elle donné lieu pour l’obtenir à des pratiques répugnantes.

Nous tenons d’un officier supérieur, qu’au cours d’une présentation devant une Commission de Réforme, un individu qui voulait obtenir une pension pour tuberculose, a été surpris se faisant cracher dans la bouche par un tuberculeux avéré, quelques instants avant qu’on ne recueillit ses propres crachats pour les examiner.

N’a-t-on pas découvert au centre de réforme de Limoges un commerce de crachats bacillifères, grâce à l’indiscrétion d’un infirmier malgache ?

Une fois en possession des avantages exagérés qu'on lui a concédés, le tuberculeux met tout en œuvre pour les conserver.

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