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En pratique, deux divisions se combinent souvent : chaque division du groupe profil comporte trois subdivisions :
1° Totale ; 2° partielle ; 3° unilatérale.
1° Totale : Lorsquel’un des maxillaires est intéressé dans son ensemble avec une malocclusion antéro-postérieure.
2 Partielle : Lorsque certaines dents sont déviées ou retenues en position anormale par un vice de développement du maxillaire.
Cette subdivision comprend la protrusion ou la rétrusion des incisives, la sortie des canines en dehors de l’arcade, le déplacement des prémolaires, l'inclusion de la dent de sagesse.
3° Unilalérale : Quand l'irrégularité n'occupe qu'un côté.
Cette classification parue dans The British Journal of dental Science, nov. 1908, est une des plus récentes.
Nous ne ferons que signaler les classifications de Godon,
d'Islay et de Grevers (exposées au Congrès de Saint-Louis et à celui de Genève).
Parmi lesclassifications récentes sont celles de Pfaff, Herbst, Villain (1911). Ils rejettent la classification d'Angle et la remplacent par de nouvelles divisions. En fait, leur classification ne simplifie guère l'étude de l'orthodontie.
Alors que dans la classification d'Angle, en particulier, il y a harmonie entre l'étiologie et la thérapeutique, ces divisious nouvelles présentent à ce sujet des lacunes graves et ont une valeur scientifique bien inférieure à celle des précédentes.
Le manuel de Pfaff comprend 13 classes d'anomalies d'occlusion, celui de Herbst en présente 42 et Villain donne 74 classes différentes.
Ces chiffres suffiront à nous édifier sur la facilité de l'emploi de ces méthodes.
CEA, 7 Re
Ces classifications ne tiennent pas un comple assez grand des rapports des os, des dents et de la face; enfin leur grand défaut, c'est que, dans un même type clinique nomenclaturé, on peut classer les mâchoires les plus différentes, ce qui revient à dire qu'avec le signalement fourni par ce tableau clinique, on ne peut pas déterminer exactement la mâchoire à laquelle on a affaire.
M. Bozo, en une observation fort intéressante publiée dans les Comptes rendus de la Société de stomatologie en 1909, à exposé les différentes applications des nomenclatures à une anomalie consistant en une protrusion du maxillaire supérieur avec rétrusion du maxillaire inférieur.
Ce cas peut être, dit:il, placé dans la 9° division de la classification de Magilot et apparait ici la lacune de ce procédé qui ne tient pas compte des anomalies d'engrènement.
Dans le cadre proposé par Magitot peut rentrer, de ce cas, uniquement ce seul symptôme, l'antéversion des incisives supérieures, mais c'est un symptôme évidemment bien minime et qui ne peut servir à caractériser toute l'anomalie présentée par les maxillaires en question.
M. Bozo rattache ce cas à la 1° division de Ja 2° classe de la division d'Angle : protrusion des incisives supérieures et articulalions de l'arcade inférieure distalement avec la supérieure.
Considérant ensuite la classification de Case, on classe cette anomalie dans la 7° catégorie.
Etudiant enfin ces mächoires avec les moyens de détermination énoncés par le docteur P. Robin, il conclut que, « au point de vue de la représentation graphique, des mensurations et de la documentation scientifique, on doit adopter les méthodes du docteur Robin »,
To
Méthode de nomenclature de la bouche et des dents créée par le D' P. Robin.
Le D' P. Robin préconise une méthode permettant, par la simple inspection du déterminant, d’objectiver immédiatement la mâchoire dans son exactitude absolue. IL part pour cela d'une nomenclature de la bouche et des dents dont ilest l'auteur et dont nous allons citer les principales bases, car nous les utiliserons pour la publication des observations :
« Voici comment nous nous proposons de désigner les élé-
ments des maxillaires et des dents :
» Soit ici, sur la fig. 5, développées, une arcade dentaire supérieure et une arcade dentaire inférieure en occlusion, d'une mâchoire régulièrement ordonnancée et vue par la face vestibulaire.
» Nous considérons d'abord :
» 1° La ligne cuspidienne :
» Les cuspides des dents d’une arcade peuvent être reliées par une ligne continue plus ou moins régulière que nous désignerons par la lettre grand L, grand D étant la moitié droite, grand G, la gauche, nous écrivons :
LD pour la ligne cuspidienne supérieure Droite ;
LG — — supérieure Gauche ; Id — — inférieure droite ; Ig — — inférieure gauche.
» Remarque. — Les majuscules seront toujours employées
pour désigner les éléments du maxillaire supérieur.
» Les minuscules, toujours pour Les éléments du marillaire inférieur.
res » Dans le langage parlé, les majuscules se lisent grand À, B, C, les minuscules pelit à, b, c, ete.
» 2° Les bords gingivaux :
que nous désignerons par B et b; BD et BG les bords gingivaux supérieurs droits et gauches ; bd et bg — — inférieurs droits et gauches ; » 3° La ligne apicale :
» La ligne continue qui reliera les extrémités de toutes les racines sera désignée par À et a.
» D'où :
AD et AG pour les lignes apicales supérieures droites et gauches ; ad et ag = — inférieures droites et gauches.
» 4 Les maxillaires :
qui seront représentés par M et m.
» D'où :
MD et MG pour les maxillaires supérieurs droit et gauche ; md et mg — + inférieurs droit et gauche.
» 5° Les points incisifs :
qui se trouveront situés entre les deux incisives centrales, point où la ligne cuspidienne traverse le plan sagittal ou
médian Ÿ :
I pour le point incisif supérieur ; 1 — — inférieur.
Désignation des dents.
» J'adopte la numération de { à 8, n pouvant représenter l'un quelconque de ges-chiffres (fig 5),
Max. drift Erreurs
d Drralgpenent a - de pédlarer aUsion
Lignes gpicales
Lord Ggivaux
7e CUUEULES axilaires
Points ineisifé
Den
ans Saga
= Ne
et Dn sera une dent du maxillaire supérieur droit;
Gn — — gauche ; dn — — inférieur droit ; gn — — — gauche.
Exemple : D, sera la 2 pelite molaire supérieure droite ; g, sera la 1° petile molaire inférieure gauche, etc.
LIGNES CUSPIDIENNES VESTIBULAIRES ET LINGUALES
» Si nous examinons maintenant les arcades dentaires par leur face triturante, nous pourrons, comme précédemment, réunir les cuspides de chaque mâchoire par une ligne continue, que nous appellerons Ligne cuspidienne (fig. 6).
» La ligne cuspidienne unique dans la partie incisive se divise (fig. 6) au point canin (D; G; — d; g;) en deux autres lignes, l'une vestibulaire que nous marquons d'un Y, l’autre linguale que nous marquons d’un À d’où : 4 lignes :
Ly et ly. Les lignes cuspidiennes vestibulaires sup'*S et infr°s. LA et IA. — —- linguales sup'*° et infres.
» Ces lignes, divisées au point incisif en deux parties symétriques par le plan sagittal (médian) sur des arcades dentaires régulièrement ordonnancées, possèdent un côté droit et un
côté gauche et nous écrirons :
LyG LD. — Pour les lignes cuspidiennes vestibulaires supérieures droite et gauche.
lyg lyd. — Pour les lignes cuspidiennes vestibulaires inférieures droite et gauche.
LG LAD. — Pour les lignes linguales supérieures droite et gauche. Ng Hd.— = — inférieures droite et gauche,
qui se liront grand L gamma grand G petit 1 gamma petit g, etc.
MIO EEE
» De plus, si nous projetons sur le plan horizontal Îes lignes cuspidiennes d'une mdchoire régulièrement ordonnancée en occlusion, nous verrons la ligne cuspidienne supérieure circonserivant toujours la ligne cuspidienne infé-
rieure (fig. 7).
» Nous écrirons :
L > 1: grand L plus grand que petit |.
D'où :
LD >> Idà D d LE > 18 LDy > ldy G > &3 LGy > l8y
» Points remarquables : Points qui nous serviront de critérium ou de repère dans la description et l'étude des mâchoires régulières ou irrégulières.
» Nous prendrons comme points remarquables des arcades dentaires :
» 1° Le point incisif;
» 2° Les points canins;
» 3° Les points molaires, ou points cuspidiens disto-vestibulaires de la dernière dent de chaque ligne cuspidienne :
» 1° Le point incisif a été décrit tout à l'heure.
» 2° Les points canins, sommets des cuspides des canines,
seront :
CD, -CG:; ou D; G; pour le maxillaire supérieur. Cd3 CBa ou d; €, pour le maxillaire inférieur.
î » En passant, nous vous faisonsjremarquer que, tandis que le point incisif inférieur et le point incisif supérieur élaient tous deux dans! le plan sagittal dans!des arcades régulièrement
ordonnancées et en occlusion, dans les mêmes conditions, les
Dore
Ligues Cspdenes Y LAS
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deux points canins supérieurs sont dans un même plan frontal, les deux points canins inférieurs également dans un
même plan frontal mais placé parallèlement et en avant du
FIGNES CUSPIDIENNES
PR “à, NN Points incisifs | L | à |lig.cusplinguales droiles LD; {d Canines droites | D, dy Le.vestibulaires droites LD, (dy Canines gauches Gy 3 lig.cusp.linguales gauches LG le ligne euspidienne L | € ILe.vestibulaires gauches LG: (g. ; Plau médian ou sagittal
Fi. 7.
Lire À aux lieu et place de 6.
premier; les points canins supérieurs étant distaux des points
canins inférieurs.
» 3° Points molaires. — Ces points, points cuspidiens disto-
De LE
vestibulaires de La dernière dent de chaque arcade à Gauche et à Droite, s'expliquent par leur définition même.
» [l'est à remarquer que, dans une mâchoire régulièrement ordonnancée, tous les points remarquables de l'arcade supérieure sont, suivant notre expression, plus grands que les points remarquables de l'arcade inférieure — nous verrons
leur discussion plus tard.