‹ Étude de la morphologie maxillo-dento-faciale et des méthodes appliquées à la réduction de ses irrégularitésChapitre 41 sur 47 · OBSERVATION C · texte numérisé non relu

OBSERVATION C

Publiée par M. le Dr P. Rogiw.

Cette observation comprend les planches VII, IX, X.

Il s'agit d'un jeune homme de 7 ans et demi, M. J. S..

GRAvURES Cr. — Ces gravures représentent-une figure avec un profil d'adénoïdien avéré, la respiration nasale est presque nulle. L'enfant à été opéré antérieurement, la figure est affaissée et donne l'impression d'une gêne continuelle. Les arcades dentaires sont régulières ainsi que les lignes cuspidiennes. Le frère, de trois ans plus âgé, présentait des caractères plus accusés se rapprochant de l'observation E.

Nous relevons chez cet enfant :

D; d; D, mésial de d;, GyZ g3 G3 mésial de gs 1: (D; D D, Gy Go Ga) je 11 millim. l (da do d, 81 So Sa)

GRAVURES Cr bis. — Intervention en avril 1942. Par un saut d'articulalion oblenu à l'aide du monobloc, nous

réalisons les gravures Cr bis, où nous avons rétabli le rapport

régulier des lignes cuspidiëfnes et celui des canines. La figure de l'enfant est transformée ; jé dois signaler que les gravures [et I bis de la planche 8 ne furent pas faites le même jour. Le I bis est ultérieur de plusieurs mois. L'enfant fut assez effrayé par l'appareil, mais, très docile, il le porte et, dès les premiers jours, atteste l'avantage qu'il en retire pour respirer par le nez. Il désire le porter même la nuit. Les végétations sont actuellement totalement disparues et la respiration nasale est complètement rétablie.

Le prolil portant le chiffre 8 remonte au commencement de 1914. On remarque l'attitude décidée de la physionomie. L'enfant a bénéficié de sa respiration nasale et son développement s'est fait d'une manière plus rapide qu'avant.

Les progrès obtenus sont continués encore.

OBsERvATION D

Personnelle.

Le malade nous fut confié par M. le Dr Pierre Robin.

Cette observation comprend les planches XI, XIL et XII.

M. E. D.., âgé de 6 ans 1/2.

GRAVURE Dr. — Cette gravure représeute l'état de la bouche à 6 ans 1/2. Les lignes cuspidiennes sont régulières ; de légers diastèmies existent entre les incisives.

Le docteur P. Robin prit les empreintes de cet enfant en juillet 1912, parce qu'il avait remarqué que l'équidistalité des faces dis-

tales des deuxièmes molaires de lait, ce qui s'écrit :

Dr (Fond ES) Gr (F5) = gv (là)

disparaissait, el qu’au lieu de se distaler les molaires du haut se mésialaient.: En même temps, le même phénomène se produisait

Fauconnier 14

pour les canines. Il en faisait la remarque à la maman qui ne tint -pas comple de son pronostic et sourit quand il lui parla de lutter contre cette irrégularilé alors infime, mais destinée à s’accroître

avec l’âge. Elle consentit néanmoins à ce qu'une empreinte fût

prise.

Il revit l'enfant entre temps, mais ne fit aucune remarque, bien qu'il eût. constaté que son pronoslic se réalisait. D'ailleurs, la respiration nasale devenait de plus en plus gênée. Un confrère consulté s’inquiéta et un traitement fut institué sans grand succès durable.

GRAVURES Dr. — En octobre 1913, le docteur Pierre Robin revit l'enfant au sujet duquel la mère devenait de plus en plus inquiète. Elle était obligée de se rendre à l'évidence de son pronostic esthétique et fonctionnel.

Il reprit les empreintes Dn et fit faire la photo Dr.

Le menton est nettement en rétrusion cis-frontale. ym<ŸKk.

Nous voyons que les inégalités de D; se sont augmentées. C'est alors que le docteur P. Robin nous fit étudier le cas pur et nous confia la direction du traitement.

GRAVURES Du bis. — Interventions.

Le malade qui nous est confié par M. Robin est très pusillanime et sa maman ne l'encourage guère ; elle redoute tout. Maintenant que l'inquiétude a fait place à la quiétude, les débuts du traitements seront difficiles; mais nous serons sauvé par l'amélioration fonctionnelle qui fait que l'enfant réclame lui-même son appareil pour dormir, après nous avoir fait les pires misères pour le conserver quelques heures.

Nous fîmes un saut de l'articulation dont les résultats sont consignés dans les gravures D bis, où l'on voit que les inégalités

des modèles Dr et Di sont corrigées correctement. Un appareil

ARC Ce

de mastication fut placé sur le maxillaire inférieur; l'enfant s'y est habitué facilement.

En juillet, au moment de partir en vacances, il vint nous voir, et la mère et l'enfant étaient très satisfaits à tous égards, L'aspect affaissé de la figure avait complètement disparu, la respiration nasale était devenue presque suffisante. Nous avons appris que l'enfant porte très bien ses appareils qui ne nécessitent pas de dilatation.

Un praticien de Paris a enlevé du caoutchouc à l'appareil de maslicalion, el cela comme nous le lui avions conseillé, de la manière suivante :

Enlever au tour à fraiser le caoutchouc sur une épaisseur de 1 millimètre au maximum au niveau d'une dent seulement de chaque côlé du maxillaire. Quand ces deux dents sont venues au contact du caoutchouc, procéder de même pour deux autres dents, de sorte que, peu à peu, toutes les dents font progressivement leur éruption et arrivent à être en conjonction. L'aptlitude au tra-

vail chez cet enfant s’est manifestement fait sentir.

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