LES DUCS DE L'EMPIRE
JUNOT, duc d’Abrantès. Jean-Andoche Junot était né dans la Côte-d'Or en 1771. Il mourut dans son pays natal en 1813.
Parti grenadier dans un bataillon de volontaires de la Côte-d'Or, sa bravoure le fit parvenir au grade de général de division, mais il ne fut pas compris dans la création des maréchaux de France. |1 fut successivement colonel-général de hussards (1804), ambassadeur au Portugal (1805), et dirigea la conquête de ce royaume A son retour, l'Empereur l’investit du titre de duc d'Abrantès avec deux dotations, l'une de 40.000 francs et l'autre de 35.000 francs par décret du 14 janvier 1809. La duchesse d’Abrantès, sa femme, descendait de la famille impériale des Comnène, qui avait fourni neuf empereurs à Constantinople. Elle fut connue comme femme de lettres à l’époque de la Restauration.
SUCHET, duc d’Albuféra. Louis-Gabriel Suchet, fils d’un industriel de Lyon, destiné lui-même à l’industrie, était né à Lyon le 2 mars 1770. Il mourut près de Marseille le 3 janvier 1826.
Engagé volontaire à 20 ans, il était maréchal de France
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le 8 juillet 1811. Son plus beau titre de gloire est la campagne d’Espagne et la façon dont il gouverna le pays conquis. Il avait reçu le 8 février 1806 une dotation de 20.000 francs. Par décret du 19 mars 1808, l'Empereur l’investit du titre de comte de l'Empire. et après la capitulation de Valence il fut créé duc d’Albuféra le 24 juin 1812, avec la propriété des domaines de ce nom et ses immenses dépendances.
Pair de France en 1814, commandant de l’armée des Alpes en 1815, il fut exclu de la pairie, mais réintégré ensuite dans sa dignité.
MARET, duc de Bassano. Hugues-Bernard Maret fut un serviteur actif, soumis et fidèle de Napoléon. ses fonctions furent multiples près de l'Empereur.
Né à Dijon, le ler mars 1763, il meurt à Paris, le 13 mai 1839. Fils d’un médecin célèbre il se destinait au au droit et fut avocat. Les événements firent de lui un journaliste, un ambassadeur, un ministre de la Guerre et des Relations extérieures. 11 fut membre de l’Académie française, mais il en fut exclu par l’ordonnance royale de 1816.
Maret fut investi du titre de duc de Bassano par décret impérial du 15 août 1805 avec quatre dotations : deux de 20.000 francs chacune (3 juin 1809), une de 60.000 francs (25 août 1810) et l’autre de 19.785 fr. 82 centimes, le 29 janvier 1811.
En 1822 un curieux procès lui fut fait par le duc d'Orléans qui lui réclamait des actions des canaux d'Orléans et du Loing, que l'Empereur avait donné au duc de Bassano pendant les Cent-Jours.
Cette dotation, faite sur le domaine extraordinaire, n'avait probablement pas été régularisée au moyen de la
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constitution d’un majorat, ou la seconde Restauration tenait pour non avenues les dotations faites par l'Empereur depuis son retour de l'Ile d'Elbe ? Le duc de Bassano dut restituer les actions.
Pair de France pendant la première Restauration, il fut exilé pendant la seconde et ne revint en France qu’en 1819. Après 1830, le duc de Bassano devint ministre de l'Intérieur et même président du Conseil des ministres.
Victor PERRIN, duc de Bellune. Claude-Victor Perrin était de condition très modeste. Il avait été épicier. Sa bravoure en fit un maréchal de France, un ambassadeur, un gouverneur de Berlin après léna; pair de France à la Restauration, il suivit le Roï à Gand et oublia après Waterloo son extraction roturière. renia quelque peu ses compagnons d'armes et apparut comme un champion du droit divin.
L'Empereur l’avait créé duc de Bellune en 1807.
CHAMPAGNY, duc de Cadore. Jean-Baptiste Nompere de Champagny était né à Roanne, dans la Loire, en 1756, d’une famille noble. Il est mort en 1834. C’est l’un des rares députés de la noblesse aux Etats-Généraux qui en 1791 protesta contre l’abolition des titres de noblesse.
Tour à tour conseiller d'Etat, ambassadeur à Vienne, ministre de l'Intérieur, ministre des Affaires étrangères, intendant de la Couronne, sa principale gloire consiste à avoir négocié le mariage de l'Empereur avec l’archiduchesse Marie-Louise.
11 était Grand-Aigle de la Légion d'honneur. L'Empereur l'avait investi du titre de comte de l’Empire, puis, par le décret du 15 août 1809, du titre de duc de Cadore, avec deux dotations : l’une de 20.000 francs de rente (10 février 1810) et l’autre de même somme (17 février suivant).
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Il fut l’un de ceux qui renièrent avec la plus grande désinvolture leur bienfaiteur, bien qu’en 1815 il fut en disgrâce auprès des Bourbons.
Ea 1819, Louis XVIII lui conféra le titre de baron-pair (3 novembre 1820).
AUGEREAU, duc de Castiglione. Pierre-François-Charles Augereau était fils d’un domestique et malgré son élévation et son courage, conserva toujours quelque chose de cette extraction. Il naquit à Paris en 1757. Il mourut en 1816. Général de division en l'an VIII, maréchal d'Empire en l'an XII, Grand-Aigle de la Légion d'honneur, chef de la quinzième cohorte, grand dignitaire de l’ordre de la Couronne de fer, Augereau s'était distingué brillamment à Lodi, à Arcole, à lena, à Eylau, en Espagne, à Leipzig. Il fut créé duc de Castiglione le 7 février 1809, avec une dotation de 80.000 francs. Auzereau fut pair de France pendant la première restauration.
Augereau étant décédé sans postérité, son majorat fit retour au Domaine extraordinaire et Louis XVIII crut pouvoir faire don de ces biens à la fille de Hope
chef d’insurgés vendéens.
MURAT, duc de Clèves et Berg. Joachim Murat, fils d’un aubergiste, roi de Naples le 15 juillet 1808 sous le nom de Joachim-Napoléon ; beau-frère de l'Empereur, il avait été comblé d’honneurs par Napoléon. Il fut maréchal de l'Empire (1804). prince français, grand amiral (1805).
Après Austerlitz, l’empereur l’investit du titre de duc
Clèves et de Berg, avec souveraineté de ces états (20 février 1806).
MONCEY, duc de Conegliano. Rose-Adrien-Jeannot de
Moncey était fils d’un avocat. Né en 1754 et mort en 1842. Ses plus beaux titres de gloire sont ses campagnes en Espagne, sa défense de Paris en 1814 contre les troupes alliées, son fier refus de siéger lors du procès du maréchal ‘Ney.
L'Empereur le fit maréchal d'Empire er 1804 et duc de Conegliano en 1808. Le maréchal Moncey mourut sans descendance masculine, mais son gendre, Alphonse- Auguste Duchesne, baron de Gillevoisin, fut autorisé par lettres-patentes du 10 décembre 1825 à relever le titre de duc de Conegliano.
D'ALBERG Emmerich-Joseph était fils du baron Wolfgang- Héribert d’Alberg, d’une très ancienne famille noble d’Allemagne. Il se trouvait français, comme étant né dans une partie de l'Allemagne conquise, Le baron d’Alberg était né à Mayence le 31 mai 1775. Il mourut en 1833. Napoléon Ier en fit un conseiller d'Etat et le créa duc d'Alberg en récompense de la part qu'il avait prise dans les négociations préliminaires au mariage de l'Empereur avec avec l’archiduchesse Marie-Louise.
Membre du gouvernement provisoire lors des événements de 1814, la Restauration en avait fait un Pair de France en 1815.
SOULT, duc de Dalmatie. Jean-de-Dieu Soult, fils d’un notaire du Tarp, était né en 1769. Il mourut le 26 novembre 1851.
Général à 25 ans, maréchal de France le 19 mai 1804. Soult avec les plus grandes qualités militaires servit tous les royaumes avec une égale sérénité. Soult était commandant du 4 corps de la Grande Armée, colonel-général de la Garde impériale, Grand-Aigle de la Légion d'honneur, chevalier dela Couronne de fer.
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L'Empereur le créa duc de Dalmatie avec trois dotations la première de 50.000 francs (16 décembre 1808), la seconde de 40.000 francs (7 janvier 1809) et la troisième de 53.000 francs (même décret du 7 janvier 1809).
A la Restauration, le duc de Dalmatie crut pouvoir étaler des principes aristocratiques et légitimistes, bien qu'il ait été banni quelques années. Pair de France, président du Conseil en 1840, il n’était pas de dignité qu'il n’ait eue, lorsqu'il se fit donner le titre de maréchal-général, que seuls, Turenne, le maréchal de Villars et le maréchal de Saxe avaient porté.
LEFEBVRE, duc de Dantzick. Le maréchal Lefebvre, duc de Dantzick, comme sa femme, étaient d’extraction tres modeste, au point que le théâtre s’est emparé d'eux et . a mis en relief l'opposition entre la naissance modeste du duc et de la duchesse de Dantzik et les honneurs dont ils furent revêtus. |
Françcois-Joseph Lefebvre était né en Alsace, le 25 octobre 1755. Il était fils d’un meunier, sa femme avait été blanchisseuse.
La faveur impériale l'avait distingué en raison de la part qu'il avait prise au 18 brumaire.
Maréchal d'Empire, sénateur le ler mars 1800, prêteur du Sénat, Grand-Aigle de la Légion d'honneur et chef de la neuvième cohorte, l'Empereur le fit duc de Dantzick, le 28 mai 1807, à la suite de la prise de cette ville.
Des quutorze enfants du maréchal, dont douze fils, pas un ne lui sur vécut, et le titre s’éteignit.
Le duc DECRÈS. Denis Decrès était né dans le département de la Marne, en 1762. Contre-amiral le 16 avril 1797, Decrèes est connu par ses actions d'éclat, sa défense de l’île
de Malte contre les Anglais. L'amiral Decrès fut nommé préfet du quatrième arrondissement maritime à Lorient et dirigea la marine de l'Empire comme ministre, pendant treize années (du 1° octobre 1801 au 30 mars 1814) puis du 21 mars au 8 juillet 1815.
Vice-amiral, chef de la dizième cohorte de la Légion d'honneur et grand-officier le 10 mars 1804; inspecteur général des côtes de la Méditerranée le ler février 1805, l'Empereur l'avait investi du titre de comte, puis de duc de l’Empire, sans qu'à ce titre ait été ajouté le nom d’un domaine ou d’une victoire.
Le duc Decrès mourut à Paris en 1820 sans laisser de descendance.
NEY, duc d’Elchingen.
Nous avons vu, en parlant ne. princes de l’Empire, que le maréchal Ney, prince de la Moskowa, avait recu de Napoléon Le en premier lieu le titre de duc d’Elchingen.
CLARKE, comte d’Hunebourg, duc de Feltre. Henri-Jacques- Guillaume Clarke était né dans le Nord, en 1765, d'une famille originaire d'Irlande; il mourut le 28 octobre 1818 en Alsace.
Clarke est connu par sa brillante défense de l’île de Walcheren, et aussi, il faut le dire, par ses persécutions sous la Restauration contre ses anciens compagnons d'armes.
Clarke ne dut qu’à la Restauration son titre de maréchal de France. Il fut ministre de la guerre de l’Empire du 9 août 1807 au 3 avril 1814 et du 12 mars au 12 juillet 1815.
L'Empereur l'avait fait Grand-Aigle de la Légion d'honneur, d’abord comte d'Hunebourg, puis duc de Feltre, le 19 décembre 1809, avec une dotation de 40.000 francs.
DUROC, duc de Frioul. Gérard-Christophe-Michel Duroc était Lorrain, né en 1771. Duroc mourut sur le champ de bataille de Wurtzen, pendant la campagne d’Allemagne, le 22 mai 1813.
Bien que militaire, il avait servi fidèlement l'Empereur dans maintes missions diplomatiques.
[l avait été grand-maréchal du Palais, Grand-Aigle He la Légion d'honneur, président du Collège électoral du département de la Meurthe.
L'Empereur le fit duc de Frioul en 1806, en souvenir de la prise de Gradisca, dans le Frioul (23 septembre 189,6), avec deux dotations, l’une de 50.000 francs (13 octobre 1808) et le seconde de 85.000 (le 11 mars 1809).
Ii mourut sans postérité masculine et son titre n’a pas été relevé.
GAUDIN, duc de Gaëte. Les services que Martin-Michel- Charles Gaudin, né près de Paris en 1756, rendit à l'Etat sont des services purement civils. Ils furent importants, Gaudin eut l'unique fortune d’être le Ministre des Finances de i Empire depuis le 18 brumaire jusqu’en 1814, époque de la première abdication de Napoléon et reprit son portefeuille pendant les Cent-Jours.
Les réformes qu’il adopta, les organisations qu’il créa ont subsisté jusqu’à nos jours.
L'Empereur le créa Grand-Aigle de la Légion d’honneur, duc de Gaëte (30 mars 1806) avec deux dotations, l'une de 20.000 francs (20 janvier 1809), et l’autre de même somme de 20.000 francs (8 avril suivant, 1809).
Le duc de Gaëte étant mort sans postérité, son titre s’éteignit avec lui en 1841].
BESSIÈRES, duc d’Istrie. Jean-Baptiste Bessières était né
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dans le midi en 1768. IL mourut tué d’un boulet à la bataille de Lutzen (ler mai 1813).
Bessières prit part d’une façon brillante à toutes les campagnes et à toutes les victoires de la République et de l'Empire, sans que jamais rien put ternir sa gloire.
L'Empereur l'avait fait maréchal de l’Empire (1804), colonel-général commandant la cavalerie de la Garde Impériale, Grand-Aigle de la Légion d'honneur et duc d’Istrie, avec deux dotations, l’une de 53.000 francs et l’autre de 50.000 francs (24 juin 1#1)9).
RÉGNIER, duc de Massa et Carrara. Le Lorrain Claude- Ambroise Régnier, né le 6 avril 1736 et mort à Paris le 24 juin 1814, avait déjà un passé au moment de la Révolution. Sa fortune sous l’Empire vient de la part qu’il prit au 18 brumäire et à l'établissement de l’Empire. Régnier fut Ministre de la Justice ou grand Juge, du 14 septembre 1802 au 20 novembre 1813 (soit onze ans). L'Empereur lavait fait Grand-Aigle de la Légion d’honneur et comte de l’Empire, avec deux dotations, l’une de 20.000 francs (31 décembre 1808), l’autre de même somme de 20.000 francs (24 mars 1809), puis duc de Massa di Carrara, avec une dotation de 60.000 francs (8 décembre 1810).
Le fils aîné du duc de Massa, Nicolas-François-Sylvestre, auditeur au Conseil d'Etat, secrétaire général du conseil du Sceau des titres, fut investi du titre de comte en vertu des statuts de 1808, sous la nomination de comte de Gronau.
LANNES, duc de Montebello. Jean Lannes était né à Lectoure, dans le département du Gers. Il fut tué à la bataille d'Essling, le 22 mai 1809. Il était fils d’un garçon d’écurie. Il devait s'élever aux grands honneurs et sa vie, terminée
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si glorieusement, peut être résumée par ce qu’en a dit l’Empereur à Sainte-Hélène : « Il s'était trouvé dans cinquante » combats isolés, et à cent batailles plus ou moins impor- » tantes... »
L’enrolé re de 1702 fut créé maréchal de France (1804), colonel-général des Suisses, Grand-Aigle de Ja Légion d'honneur, chef de la neuvième cohorte, et duc de Montebello.
C’est à son fils mineur, Napoleon Lannes, duc de Montebello, que l'Empereur conféra un majorat de 100.000 francs le 3 mars 1810.
FOUCHÉ, duc d’Otrante. Joseph Fouché, né en 1763 à Nantes, mort en 1820, était le fils d’un armateur nantais. Il s'était destiné à l’enseignement et fit partie de la Congrégation de l’'Oratoire. Cela ne l'empêcha pas de montrer les idées des plus avancées, lorsque, membre de la Convention, il eut à voter la mort de Louis XVI. ou que, délégué par la Convention, il eut à réprimer l’insurrection Lyonnaise, et organisa les fusillades des Brotteaux.
Lorsque l’étoile naissante de Bonaparte se leya, l’ancien terroriste s’attacha à la fortune du jeune général. Son rôle comme ministre de la Police, à deux reprises différentes, est connu. Il était Sénateur et titulaire de la Sénatorerie d'Aix (14 septembre 1802).
Fouché avait appuyé l'idée de créer une nouvelle noblesse. L'Empereur le fit successivement comte de l’'Empire et duc d’Otrante (15 avût 1809) avec deux dotations de 20.000 francs chacune (9 décembre 1809).
Ministre de la Police générale sous Louis XVIII, après Waterloo, il dut donner sa démission là même année ; puis en 1816 il fut compris avec les autres régicides dans la loi
de banissement, et mourut en exil. Il avait épousé en second mariage Mie de Castellane.
MORTIER, duc de Trévise. Edouard-Adolphe-Casimir-Joseph Mortier était né au Cateau-Cambresis, dans le Nord. Il est mort en 1835.
Il se destinait au commerce lorsque les événements en firent un soldat.
Adjudant-général en 1793, il avait 25 ans. Six ans plus tard il était général de division (1799).
Mortier prit une part des plus brillantes à toutes les campagnes de la République et de l'Empire, l'Empereur le créa maréchal de France (1804).
Le maréchal Mortier tomba aux côtés de Louis-Philippe, frappé mortellement par la machine de Fieschi.
Il avait été créé duc de Trévise en 1809, avec dotation de 100.000 francs, puis baron-pair à la Restauration (16 juillet 1824).
MACDONALD, duc de Tarente. Jacques-Etienne-Joseph- Alexandre Macdonald était né en France en 1765 d’une famille noble Ecossaise, son histoire est celle de la plupart des maréchaux de Napoléon Ie.
Général de brigade à 30 ans, de division à 31, l'Empereur le fit maréchal de France sur le champ de bataille de Wagram ; la même année il fut investi du titre de duc de Tarente (7 juillet 1809).
A la Restauration, il fut créé Pair de France (4 juin 1814) et sa pairie fut instituée héréditairement, sous le titre de duc de Tarente (lettres-patentes du 28 février 1818 et du 23 juin 1829).
Il mourut le ler octobre 1840 en transmettant son titre de duc de Tarente à son fils unique, Alexandre Macdouald,
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né le 11 novembre 1824, issu de son mariage avec Mi: de Bourgoing.
CAULAINCOURT, duc de Vicence. Armand-Augustin-Louis, marquis de Caulaincourt, était le fils du maréchal de camp, marquis de Caulaincourt. Il était né en Picardie, en 1772, il mourut en 1827, à Paris.
Le marquis de Caulaincourt était entré au servie en 1787, il avait 15 ans, il était général de division en 1805.
Successivement grand écuyer de l'Empereur, Grand- Aigle de la Légion d'honneur, ministre des Relations extérieures du 20 novembre 1813 au 2 avril 1814, puis du 21 mars au 22 juin 1815. ambassadeur à Saint-Pétersbourg, sénateur (1813), Caulaincourt mérita que l'Empereur dise de lui à Saint-Hélène : « Caulaincourt est un homme de » cœur et de droiture. » :
L'Empereur l'avait créé duc de Vicence (1806), avec quatre dotations, l’une de 50.000 francs (18 février 1809), la seconde de même somme (4 mars 1809), la troisième de 66.000 francs (même date) et la quatrième de 19. 00 francs (3 juin 1809).
Son frère, Auguste-Jean-Gabriel, général de brigade, baron de l’Empire (avec une dotation de 4.000 francs, décret du 3 mars 1810), fut tué par un boulet sur le champ de bataille de la Moskowa.
LEBRUN, duc de Plaisance. Charles-François Lebrun était né en Normandie en 1739. Il avait déjà un passé politique au moment de la Révolution. Sa fortune date du 18 brumaire.
Lebrun ne fut pas qu'un homme politique, mais encore un littérateur, un homme du monde. |
Ses titres sont nombreux : membre de l’Assemblée cons-
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tituante, du conseil des Cinq-Cents, troisième Consul de la République après brumaire, membre de l’Institut, Altesse Sérénissime, archi-trésorier de l'Empire.
Lebrun aurait été opposé au rétablissement de la noblesse. Cependant il accepta d’être investi du titre de duc de Plaisance (30 mars 1806) avec une dotation de 150.000 francs (décret du 12 juillet 1808).
- La Restauration en fit un pair.
Son fils, Charles-Auguste, né en 1775, mort en 1859, général de division, député de Seine-et-Marne, aide-de-camp de l'Empereur, sénateur, pair de France à la mort de son père (16 juin 1824) avait été investi du titre de baron de l'Empire, conformément aux statuts de 1808, avant de recueillir celui de duc de Plaisance.
OUDINOT, duc de Reggio. Le lorrain Nicolas-Charles Oudinot, né en 1767, mort en 1847, était le fils d’un commerçant et se destinait lui-même au commerce. Mais « le Bayard de l’armée » comme l'Empereur devait l’appeler par la suite avait une autre vocation.
Général de brigade en 1794, il prit part à toutes les campagnes impériales. Son rôle à Friedland lui valut le titre de comte de l’Empire. À la suite de Wagram il reçut le bâton de maréchal de France et l'Empereur l’investit du titre de duc de Raguse (15 août 1809), avec une dotation de 100.000 francs.
C'est en grande partie à lui qu’on dut le succès des armes françaises pendant la campagne d’Espagne de 1823.
La Restauration l'avait fait pair de France. De ses deux mariages, avec Mie Derlin et une demoiselle de Coucy, le maréchal avait eu 11 enfants, 4 fils et 7 filles. De ses 4 fils, Nicolas- Charles-Victor Oudinot, l’ainé, général, député, commandant les troupes françaises contre la
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République romaine de 1849 porta le titre de duc de Reggio.
DAVOUT, duc d'Auërstaedt.
MASSÉNA, duc de Rivoli.
NEY, duc d’Elchingen.
Nous avons donné ci-dessus aux princes de l'Empire, la biographie du maréchal Davout, duc d’Auërstaedt, prince d'Eckmühl; du maréchal Masséna, duc de Rivoli, prince d’Essling, et du maréchal Ney, duc d’Elchingen, prince de la Moskowa.
ARRIGHI, duc de Padoue. Ce n’est pas seulement sa parenté avec la mère de Napoléon Ier, mais sa bravoure, qui fut cause de la fortune de Jean-Toussaint Arrighi de Casanova, né en Corse en 1778, mort le 22 mars 1853.
L'Empereur le fit général de division à Essling et duc de Padoue avec un revenu de 300.000 francs.
Son fils, Louis-Honoré-Hyacinthe-Ernest, sénateur, préfet, maître des requêtes au ‘Conseil d'Etat, quelque temps ministre, avatt recueilli son titre de duc de Padoue.
MARMONT, duc de Raguse. Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont était issu d’une très ancienne famille noble et se destinait à la magistrature. Son goût le poussait vers, l'armée.
Sa carrière militaire jusqu'en 1814 fut la plus brillante. Le 14 juin 1804 l'Empereur l'avait fait grand-officier de la Légion d'honneur, grand-aigle le 2 février 1805, ensuite colonel-général des chasseurs à cheval. Napoléon l’investit du titre de duc de Raguse en 1807, en souvenir de la brillante défense des provinces illyriennes contre les Russes
et les Monténégrins, avec deux dotations : l'une de 24.000 francs (11 février 1809) et l’autre de 21.000 francs (8 avril 1809).
Il ne nous appartient pas ici de juger son rôle en 1814, rôle qui amena l’abdication de l'Empereur et que Thiers dans l'Histoire du Consulat et de l'Empire, araconté avec détails. Marmont dans ses Mémoires a essayé longuement d'expliquer sa conduite. |
Le duc de Raguse commandait en chef les troupes royales en 1830 et fut chargé de défendre la Royauté et les fameuses ordonnances contre le peuple soulevé. Il était suspect même à ceux qu'il servait et qui lui devaient un trône, et tenu à l'écart par ses anciens amis.
Il avait été créé pair de France par ordonnance du 4 juin 1814 et sa pairie instituée militairement sous le titre de duc de Raguse, par iettres-patentes du 18 février 1818 et du 22 mai 1S20.
Il mourut sur la terre étrangère en 1852. Son titre s’éteigoit avec lui.
SAVARY, duc de Rovigo. Anne-Jean-Marie-René Savary était un ardenvais né le 26 avril 1774.
Engagé à 16 ans, général de division en 1805, Savary est surtout connu par sa fidélité à l'Empereur, par son rôle de ministre de la police générale et par les nombreuses missions de confiance dont le maître le chargea.
Savary à la tête du 5° corps d'armée, pendant la campagne de 1807, avait remporté sur les Russes la victoire d’OstrolenKka.
L'Empereur l’avait créé duc de Rovigo avec une dotation de 50.000 francs le 28 septembre 1808.
Son fils, héritier de son titre, Marie-Napoléon-René Savary, duc de Rovigo, fut un littérateur distingué.
KELLERMANN, duc de Valmy. François-Christophe Kellermanon, né à Strasbourg le 28 mai 175, était maréchal de camp au moment de la Révolution.
La victoire de Valmy dont il devait plus tard porter le nom, est son plus beau titre de gloire.
se railia à Bonaparte au 18 brumaire et reçut de l’Empereur tous les honneurs qu’il pouvait ambitionner Il fut nommé sénateur titulaire de la Sénatorerie de Colmar, président du Collège électoral du Haut-Rhin, puis président du Sénat, grand-cordon de la Légion d’honneur (1802), maréchal de France (1804), et énfin duc de Valmy, avec comme dotation le domaine de Johannisberg.
La Restauration en fit un pair de France (4 juin 1818) et un grand-croix de l'Ordre de Saint-Louis.
Son fils et son petit-fils, après sa mort arrivée le 23 septembre 1820, recueillirent son titre successivement.
Son fils, François-Etienne, se signala à Marengo, à Austerlitz, en Espagne, pendant les campagnes d'Allemagne et de France, laissant pour héritier du titre de duc de Valmy François-Christophe-Edmond Kellermann.
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L'Empire s’accroissait constamment, c’était la Hollande entière qui ne formait plus que sept départements français. C’étaient diverses parties de la Suisse, de l'Italie, les Etats du Pape. Dans ces nouvelles parties de l’Empire existaient des nobles. Leurs titres sont supprimés.
Cependant, par décret du 26 avril 1811, il leur est laissé la faculté, pendant un certain laps de temps, de se pourvoir devant l’Archi-Chancelier impérial, à l'effet de solliciter la concession de nouveaux titres de l'Empire, de nouvelles