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Cette noblesse n'existe qu’autant qu’elle est rehaussée de ressources pécuniaires obtenues par l'institution des majorats, et cette obligation d’opulence est une sorte de service envers l'Etat. |
L'Empereur était profondémentirrité de la sourde opposition qui lui était faite par l’ancienne noblesse, qui avait perdu ses titres, mais avait conservé ses biens et la prépondérance qui pouvait en résulter.
Dans un moment d'irritation, il disait à ses intimes : « D’un palefrenier, je ferai un duc... »
L'opposition qui lui était faite était inexplicable, puisque la monarchie était rétablie.
Bien peu d’anciens nobles accentèrent de servir le nouvel Empire. En 1814, quelques mois avant l’abdication de Napoléon Ier, on ne trouve que quelques noms anciens parmi les fonctionnaires impériaux. Napoléon, qui aimait à rappeler qu’il était le neveu de Louis XVI, et qui avait rêvé de fondre l’ancienne et la nouvelle noblesse, avait donc échoué dans son projet.
Le ler janvier 1814, nous voyons seulement un Mercy d’'Argenteau, un Montesquiou-Fézensac, un d’Aubusson de la Feuillade, un Talleyrand, un Galard de Béarn, un de Mun, un Praslin, un Contades, un Nicolai, un Miramon, un Louvois, un Rambuteau, un d’Alsace, un Turenne, un Brancas, un Goutault, un Saint-Aulaire, un Grammont, un Montalembert, un Lur-Saluces, un d'Haussonville, un Montmorency, qui sont ses chambellans.
Un Rohan est aumônier de l’Impératrice.
Un Chabrillan, un Mortemart, un Lauriston, sont écuyers de l'Empereur.
Un Bougainville, un Dreux-Brézé, sont page ou lieutenant de vénerie.
A la même époque, une Mortemart, une Montmorency,