‹ Étude De La Nutrition Chez Le NourrissonChapitre 49 sur 49 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. — L'assimilation des matériaux nutritifs par l'enfant présente avec celle de l'adulte une différence capitale qui consiste dans un besoin alimentaire infiniment plus grand chez le nourrisson que chez l'adulte.

IL. — Cet accroissement du besoin alimentaire ne tient pas à un processus d’assimilalion différent chez le nourrisson et chez l'adulte, l'assimilation se faisant chez l’un et chez l’autre selon les mêmes lois biochimiques.

IT. — Mais il est sous la dépendance d’un autre phénomène : |

Le besoin alimentaire est proportionnel à la surface des

téguments et celle loi s'applique à tout âge.

IV. — Or, chez le nourrisson,cette surface est proportionnellement plus grande que chez l'adulte; un kilogramme de nourrisson nécessitant plus de surface de revêtement qu'un kilogramme d’adulte.

V. — Le nourrisson consomme plus parce que, ayant relativement une surface tégumentaire plus grande, il doit utiliser plus de matériaux alimentaires pour parer à l'6norme déperdilion de l'énergie calorique qui se fait à la surface de son corps.

VI.— Comparé au lait de vache pur non mélangé,le lait maternel laisse assimiler des matériaux azotés en quantité infiniment plus grande que le lait de vache, malgré la teneur presque double en azote de ce dernier lait.

VIT, — De tous les matériaux contenus dans le lait, la

graisse est celle qui donne le pourcentage d’assimilation maxima el ceci est vrai ant pour le lait maternel que pour le lait de vache.

La graisse est, en effet,la substance qui dégage le plus de chaleur par sa combustion et nous avons vu que c’est la dépense en calorique qui constitue la clef de l’alimentation du nourrison.

VITE. —L'azote vient immédiatement après la graisse ; le pourcentage de son assimilation est très élevé chez l’enfantnourri au lait maternel ; moindre chez l'enfant nourri au lait de vache.

IX.— L'’assimilation des sels minéraux est certainement la plus imparfaite, aussi bien pour le lait maternel que pour le lait de vache.

X. — La théorie allemande dite « du déficit d'azote » ne peut plus être soutenue; l’enfant ne retient pas l’azote, il le rend presque en totalité.

XI. — Par les renseignements si précieux que donnent sur l'assimilation les analyses des ingesta et des excreta, il est à présumer que cette méthode, en établissant le bilan complet de la nutrilion dans chaque affection, est appelée à rendre de grands services dans l’élude si difficile des atrophies infantiles, de l'athrepsie, du rachitisme et des infections gastro-intestinales.

Vu : le Président de Thèse, Vu : le Doyen, Bupi. BROUARDEL., Vu et permis d'imprimer :

Le Viçe-Recteur de l’Académie de Parts,

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