‹ Etude De La Thyroxine Synthétique Et De Son Emploi ThérapeutiqueChapitre 10 sur 37 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

Les expériences de Hildebrandt, sur des rats et celles surtout de Schittenhelm et Eisler tendent à prouver que la thyroxine n'est pas le seul produit actif de l'hormone thyroïdienne.

Schittelhelm et Eisler se basent sur le fait que la dose de 6 millig. de thyroxine (contenant la même quantité d'iode que 1 gr. 5 de glande thyroïde) est bien supportée en ingestion par une myxæœdémateuse, alors que la dose de 1 gr. 5 de glande thyroïde donne immédiatement lieu à des accidents très graves d’hyperthyroïdisme. |

Hildebrandt avait fait des expériences similaires sur des rats.

Mouzon, dans un article de la Presse médicale termine sur ces questions : « Comment expliquer ces faits ? La Thyroxine doit-elle être considérée seulement comme un dérivé de l'hormone véritable qui serait encore plus active qu’elle-même ? Se juxtapose-t-elle à d’autres hormones plus puissantes dont la formule serait plus ou moins éloignée ? Ou bien encore les manipulations nécessaires à son isolement lui font-elles perdre, par quelque altération physique inconnue, une partie des propriétés qu'elle conserve dans les extraits thyroïdiens » ?

Ces questions sont restées, jusqu’à ce jour, sans réponse et constituent autant de problèmes que

l'avenir résoudra sans doute.

Oswald, un des savants qui ont fait des recherches

extensives à ce sujet offre l’hypothèse suivante :

La thyroïde cause la sensibilisation du sympathique aussi bien que celle du vague.

L'hyperthyroïdie produit la diarrhée chez be sYmpathicotoniques et la constipation chez les vagotoniques.

Mais l’ingestion de thyroxine n'excite pas la sensibilité du système vague donc elle n'est pas l'hormone complète de la thyroïde.

Page 1