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thyroxine, mais la rapidité d'oxydation des protéines, graisses et hydrates de carbone est accrue ; lorsque la thyroxine a été incorporée dans le protoplasma elle continue à influencer l'intensité des réactions et son action se prolongé bien au delà de
celle des agents thérapeutiques connus.
IV. — Analogies et différences entre la thyroxine et les extraits thyroïdiens.
Hunt avait remarqué au cours de ses expériences que la valeur thérapeutique des préparations thyroidiennes n'était pas constante. Il est d’ailleurs à remarquer que les doses de glande desséchée données dans les observations n’ont pas grande signification. On connaît rarement la teneur en iode des produits dont on se sert ; d’ailleurs même lorsqu’on emploie deux extraits dont la teneur en iode est égale on constate que leur activité physiologique est souvent différente.
On a proposé plusieurs méthodes pour déterminer l’activité thérapeutique des produits thyroïdiens. On a expérimenté sur les têtards qui sont sensibles à des doses infimes de substance thyroïdienne, mais ces têtards sont sensibles à d’autres composés iodés.
L’élimination de l’azote, accrue par la thyroxine, est également influencée par de petites quantités de certains acides aminés.
Trois méthodes peuvent cependant, du point de vue théorique, fournir des renseignements précis
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sur l’activité physiologique d’un produit thyroïdien :
Variations du métabolisme basal des hypothyroidiens ou d'animaux éthyroïdés ;
Croissance des petits animaux ;
Résistance de la souris blanche à l’intoxication par l’acétonitrile.
Il est inutile d’insister sur l'impossibilité pratique de ces méthodes.
A la suite de nombreuses expériences, Arcizewski et ses collaborateurs concluent que la thyroxine est préférable aux extraits thyroïdiens. Ils ont constaté en effet que les extraits d'organes perdent rapidement leur activité : après un an divers extraits, notamment thyroïdiens, ont leurs caractères électro-capillaires totalement changés.
La stabilité de la thyroxine est évidemment un gros argument en sa faveur. Lorsque le clinicien a sous la main un produit stable et chimiquement : défini comme la thyroxine, sa tâche est considérablement simplifiée. Mais il faut être certain que la valeur thérapeutique du produit est égale à celle de l'extrait de glande. La relation qualitative et quantitative entre la thyroxine et les extraits desséchés est de la plus haute importance. La thyroxine a été soumise à toutes les épreuves possibles et chaque fois on l’a trouvée qualitativement équivalente à l'extrait. Nous verrons qu'on a réussi également à fixer une relation quantitative entre les deux produits.
P. Martin : 4