CRAN LUE
réaction équivalente à 0 gr. 0016 de thyroxine par voie buccale,
Sainton et Véran ont trouvé que 1 mgr. de thyroxine donne environ le même résultat que 0 gr. 20 d'extrait thyroïdien. Ce chiffre correspond à celui que donnent Grawitz et Duberstein. D'autre part Boothby donne 0 gr. 40 d'extrait thyroïdien comme équivalent à 1 mgr. de thyroxine. Pour (communication orale) Tifféneau il faut 0 gr. 43 d'extrait thyroïdien. On voit que ces résultats sont extrémement éloignés les uns des autres. Cela tient sans doute à ce que l'activité physiologique des glandes est aussi variable que leur contenu en
iode.
| V.— Action sur l’homme | hypothyroïdien,
IMPORTANCE DE L'ÉTUDE DU MÉTABOLISME BASAL
Nous commencerons ce chapitre en rappelant ce que Castaigne écrivait en 1920 : « Si nous nous placons dans la pratique journalière nous avons à poser à chaque instant la question suivante :« Voici un malade chez lequel nous voudrions connaître la valeur de la secrétion thyroïdienne, ou surrénale ou ovarienne, etc... : sans doute a-t-on pu patiemment édifier une série de petits signes cliniques, qui nous permettent d’arriver dans un bon nombre de cas, à soupçonner que telle ou telle fonction est exagérée ou déficiente, mais nous ne possédons vraiment aucune réaction biologique précise nous permettant d'évaluer là valeur de telle ou telle fonction. Nous sommes évidemment beaucoup mieux pourvus pour apprécier l'intensité d’une infection ou la valeur des réactions de défense vis-à-vis d’une infection, que pour mesurer, fût-ce approximativement, la valeur d’une secrétion endocrine chez nos divers malades ».
Si les réactions biologiques, que souhaitait Castaigne, n'existent pas en ce qui concerne le diagnostic des affections thyroïdiennes, il est une épreuve qui s’est largement généralisée au cours de ces dernières années et qui a pris une très grande place dans ce domaine. Nous voulons dire la recherche du métabolisme basal. Nous verrons que son utilité est grande, non seulement dans le diagnostic, mais aussi dans l'indication et la surveillance du traitement.
La thèse remarquable du D' Henri Janet et les travaux de Nobécourt et Janet ont fait connaître en France l'importance de cette pratique en endocrinologie et plus spécialement en pathologie thyroïdienne. Avant de commencer l'étude des réactions du métabolisme basal dans l’hypothyroïdie nous voulons insister sur un fait qui a un grand intérêt dans l'interprétation des résultats : La plupart des causes d'erreurs font augmenter le chiffre du M. B. Par conséquent on peut dire que le chiffre donné parla mesure est un maximum et que le taux réel du M. B. est sans doute inférieur à ce chiffre. Dans les cas qui vont nous occuper ceei a une grosse importance et il ne fait aucun doute que la connaissance du métabolisme basal dans l’insuffisance thyroïdienne donne une précision plus grande que dans l’hyperthyroïdisme, où nombre de facteurs peuvent modifier le résultat de l'épreuve.
Le métabolisme basal dans l’'hypothyroïdisme.
La glande thyroïde semble diriger tous les phénomènes de la nutrition. Ses altérations retentissent sur les métabolismes de l’azote, deshydrates de carbone, des graisses, de l’eau et des sels minéraux. La diminution des échanges fondamentaux estun des phénomènes essentielsdel’insuflisancethyroïdienne: la preuve la plus certaine en est la diminution de la consommation d'oxygène, après thyroïdectomie, et, à l'opposé, l’exagération de ces échanges, après l'administration d’extrait thyroïdien (Hildebrandt). Magnus-Lévy a, lé premier en 1895, montré que lés échanges respiratoires étaient augmentés dans l’hyperthyroïdie et diminués dans l’hypothyroïdie.
Cès phénomènes se manifestent d’ailleurs gros: sièrément par l’amaigrissement que l’on constate chez lés hyperthyroïdiens ou chez les individus sou mis à la thérapeutique thyroïdienne ou thyroxinienne. La mesure de lintensité des échanges respiratoires chez les mêmes individus est une épreuve beaucoup plus précise. Chez l’hypothyroïdien cette intensité est souvent très inférieure à la normale et la métabolisme basal est le test le plus précis que nous possédions pour apprécier la diminution des échanges. |
Les expériences effectuées sur les animaux, ainsi
que les données de la clinique le prouvent. Elles