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B. Obésité.
. Nous rapportons ici deux cas d’obésité qui paraissent être tous les deux d'origine thyroïdienne ; l’un, où le métabolisme basal était au-dessus de la normale, a bénéficié du traitement thyroxinien ; le second que nous ne citons que pour mémoire montre quel intérêt présente le métabolisme basal pour guider dans l'institution d’un traitement, chez une malade ayant une obésité de luxe, prise pour une
obésité endocrinienne.
OBSERVATION V (personnelle) .
Mme C..., 34 ans, ouvreuse de cinéma, née à Dieppe.
Le 5 février 1931, vient à la consultation pour son embonpoint qui a débuté il y a deux ans et qu'elle trouve de plus en plus gênant. Pesant 63 kgr. à cette époque, elle atteint maintenant 69 kgr. 5oo pour une taille de ; m. 59.
Neuvième enfant d’une famille de dix elle n’a pas d’antécédents héréditaires ni collatéraux.
Réglée à 14 ans, normalement jusqu’au début de 19929.
Ace moment, et en même temps que commence son embonpoint, ses règles deviennent douloureuses, peu abondantes et ne durent plus qu'une demi-journée. Néanmoins elles surviennent toujours à intervalles réguliers.
Entre les menstruations, aucun trouble,
ET à 3
Mariée depuis 7 ans, elle n'a jamais pu avoir d'enfants malgré son désir.
A l'examen, on constate une répartition normale de la graisse sur tout le corps.
La face est bouffie. Les cheveux assez clairsemés, secs. Sourcils peu développés. Cils rares,
Pilosité normale aux aisselles et au pubis.
Corps thyroïde petit. Le lobe droit est un peu plus consistant que le gauche.
Glandes mammaires peu développées.
Extrémités froides, érythrocyanose sus-malléolaire, cyanose des mains. Jamais d’engelures.
La vivacité est conservée, mais la malade se plaint d’être frileuse.
T. A. et pouls normaux.
On ne trouve rien aux différents appareils.
Le métabolisme basal est abaissé dé — 11 %.
Il s’agit d’une insuffisance thyro-ovariénne.
On commence le 12 février 1931 une série de ro injections sous-cuütanées de thyroxine, à la dose de 1 mgr. par jour.
Le 25 février 1931 la malade est revue, le M. B. est à +5 %.
Le poids a baissé de 2 kgr. à 67 kgr. 500.
Les 10 mgr. de thyroxinié ont été très bien supportés.
La malade est perdue de vue à ce moment.
OBSERVATION VI (personnelle).
Mme G..., 4o ans, née à Vithorey, Doubs.
Le 4 janvier 1931, nous est adressée pour obésité à type
endocrinien par la consultation de médecine générale,
On note dans les antécédents héréditaires que la mère de la malade était une personne de forte corpulence.
Trois sœurs sont bien portantes et de corpulence nor male.
Régléé à 1r ans 1/2, très régulièrement, abondance moyenne.
Pas de règles le mois dernier.
Mariée à 29 ans, elle a eu un enfant qui est mort à 3 semaines.
La patiente est très grosse, pesant 89 kgr. pour une taille de 1 m. 65. Graisse généralement répartie sur tout le corps mais cependant très abondante à l'abdomen.
La peau est blanche, un peu sèche.
Extrémités cyanosées.
Cheveux fins, peu abondants :
Pilosité normale aux aisselles et au pubis.
Les appareils sont normaux. On note cependant quelques râles bronchiques diffus (la malade consultait pour un rhume tenace).
Tension artérielle : 11-6;
MB=— +155 %.
Cette malade, qui souffre fréquemment de vertiges, de malaises, de palpitations aurait certainement vu ces troubles s'accroître si on lui avait fait subir un traitement thyroïdien ou thyroxinien. Nous ne l’avons pas tenté,
Le traitement ovarien n’a donné aucun résultat.
Malgré ses dires il faut chercher dans une alimentation
excessive la raison de son embônpoint.
oi TG