‹ Etude De La Thyroxine Synthétique Et De Son Emploi ThérapeutiqueChapitre 26 sur 37 · C. Rhumatisme chronique · texte numérisé non relu

C. Rhumatisme chronique

Nous rapportons ici 4 observations de rhumatisme chronique où l’action de la thyroxine se montra différente suivant le sens du métabolisme

basal.

OBSERVATION VII (personnelle).

Mme R.., 61 ans, couturière, née à La Haie du Teil (Eure).

Début de Ja maladie, 1° juin 1930.

Entre le 4 novembre 1930, parce qu'elle souffre des reins et du genou droit. :

Antécédents. — Père mort accidentellement.

Mère morte à 65 ans, cause inconnue.

Pas d’antécédents collatéraux.

Pas d’affections endocriniennes connues dans la famille.

A. P. — Ses antécédents personnels n'’offrent rien de remarquable. Après les maladies courantes de l'enfance, elle a eu à 40 ans une bronchite qui a duré 3 mois et se reproduit tous les ans à la même époque.

Sujette à de violents maux de tête.

Ses règles apparues à 17 ans ont toujours été anormales, tantôt en avance, tantôt en retard, peu abondantes. Elle n’a jamais eu d'enfant.

A 30 ans, hystérectomie pour salpingite.

Histoire de la maladie. — Depuis 7 ou 8 ans elle ressent des craquements dans les genoux lorsqu'elle marche, mais

sans douleurs jusqu’en juin 1930.

AT AS et

A cette époque elle commence à souffrir des deux membres inférieurs avec œdème des malléoles et des jambes apparaissant le soir et disparaissant au repos. Peu à peu l'acuité des douleurs augmente ainsi que leur continuité: surtout vives dans la station debout avec maximum dans la jambe droite et remontant dans la région sacrée, elles ont pris le caractère d’élancements.

Dans le genou droit, sensation de désossement, avec irradiation dans le mollet et la tibio-tarsienne. Depuis une dizaine de jours des douleurs sont apparues également dans le bras droit et en particulier dans l'épaule, le coude avec irradiations dans les doigts. Quelques fourmillements dans

tout le membre lorsqu'il est étendu.

Examen (6 février 1931).

Poids : 67 kgr. ; taille : 1 m. 59. La malade est grasse.

Pouls : &o.

T. A. = 14-9 (Vaquez).

Le corps thyroïde est normal.

Système pileux et cutané normal.

Lorsqu'on mobilise les membres inférieurs on note de la raideur avec douleur au genou droitet aux deux coxo-fémorales. La pression n’est pas douloureuse. Légère limitation des mouvements d’abduction de la cuisse.

Le genou droit est plus volumineux que le gauche, Il est élargi et l'on note un léger œdème sur les méplats.

Pas de choc rotulien. On a une sensation de soudure de l'articulation.

Les autres articles ne présentent rien d’anormal. Tous les appareils sont normaux.

Les urines necontiennent ni sucre ni albumine. En

= 716 = somme rien ne permet dé pénsef chez cétté malade à un rhümatisitie thyroïdien, pas même lé léger embonpoint. Il faut plutôt, vu les antécédents génitaux envisager ‘uñ rhuätisme ovarien, ou uti rhuratisme chrofique banal.

Lés divers traitements déjà inis en œuvre : injections de

collobiasés de soufre, 12 séances de lampe à arc, actuel-

lement boîte chauffante suivie de douche d'air chaud. Atôphan, äspiriñe, sonéryl, n’ont pas amené uné grande sédation des douleurs. La marche, seulé a été un peu améliorée.”

Le 18 février 1931, nous réchéréhons lé M. B. de cétte malade. Trois courbes donnent la moyenne de 36.

Le M. B. théorique étant 34, le coefficient de variation ést + 5 %.

Néanmoins nous faisons à. partir du 19 février une injéction quotidienne sous-cutanée de 1/2 mgr. de thyfoxine sÿnthétique, puis au bout de quatre jours, rien d’anormal ne s'étant produit, nous injectoris chaque jour 1 mgr. Le pouls monte jusqu’à 100.

Après la 12€ injection la malade se plaint de maux de tête, puis les jours suivants, malaises et bourdonneménts d'oreilles, nausées, selles diarrhéiqués.

Le 17 février on cesse les injections.

Le M. B. est à 41, soit un coefficient de variation élevé à + 21 %.Lé pouls est à 90, la T. À. a diminué : 19,5:8.

L'état rhumatismal ne s’est nullement amélioré, ce qui ne nous a pas surpris.

L'observation Suivante se calque sur la précédente,

EN y 47

OBSERVATION VIII (personnelle),

Mme C..., 55 ans, lingère, née dans la région d'Auxerre (Yonne).

Entre le 20 mars 1951, avec le diagnostic de rhumatisme endocrinien, envoyée par le Dr D..., qui la traite par les agents physiques depuis 8 jours environ.

Anlécédents. — Père mortà 65 ans d'infection urinaire.

Mère morte à 55 ans. Cause inconnue.

Parmi ses 14 frères et sœurs 10 sont morts, l’un à 15 ans, les autres plus âgés, mais la malade en ignore les causes.

A. P. — Réglée à 16 ans. Menstruation dés plus irrégu- -lières; ‘parfois en avance de 15 jours, parfois en retard, même de plusieurs mois. Ces règles, non douloureuses, durent en général 8 jours.

Mariée à 39 ans, elle n’a pas eu d'enfant ni de faussecouche. |

Histoire de la maladie. — En 1923, elle commence à souffrir des mains, puis rapidement de toutes les articulations, grosses et petites, qui augmentent de volume.

Trois ans après les douleurs se localisent aux coudes et aux genoux.

On la -traite alors à liodaseptiné, à l'aspirine et aux agents physiques sans aucun résultat.

Examen (22 mars 1931).

Poids : 54 kgr. 500. Taille 1 m. 59.

Pouls : 80.

T. À. — 13-9 (Vaquez).

Facies lunaire avec pommettes couperosées,

Corps thyroïde normal.

Page 1