‹ Étude de langue internationale: RomanalChapitre 1 sur 21 · AVOCAT AU BARREAU DE BOULOGNE-SUR-MER · texte numérisé non relu

AVOCAT AU BARREAU DE BOULOGNE-SUR-MER

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PRÉFACE DE M. PEANO DE Président de l'Académia pro Interlingua 7 > AN Fe | S ) j . > S AA / a m ra RE CAT

2e édition

BOULOGNE-SUR-MER SOCIÉTÉ Typo-Lirno, 19, RCE Vicron-Hu60o, 19 Administrateur: A, BARET i w

Li PRÉFACE

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La langue internationale a été Cobjel d'études théoriques par les philosophes F. Bacon, Pascal, Descartes, Leibniz el autres moins célèbres. La prernière forme qui a eu du succès, fut le Volapuk de Schleyer, publié en 1880. IL contenait des idées profondes, mais ses qualités étaient mëlécs à un grand nombre de défauts, Ses adeptes, pour corriger les défauts, fondèrent en 1887 l’Académie pour la langue internationale. La même ar née, Le D: Esperanto, pseudonyme de Zamenhof, publia son système de langue internationale qui ful suivi par d'autres, contenant de réels perfectionnements sur les précédents. Ces systèmes sont des traités de la mêine science qui s'est beaucoup développée dans ces dernières années, mats le progrès le plus notable est di au Romanal de l'avocat Michaux, membre de l'Académie. Son vocabultire est composé de mols anglolatins. Selon Max Muller, Le dictionnaire anglais contient 6.000 mols anglo-lalins contre 2.000 mots germaniques. Les Mols anglo-laiins sont presque toujours aussi, françttis, ilaliens, ëspagnols, ete. Le latin et l'anglais sont les deux extrémités dans le temps et dans l'espace de la langue internationale,

Noire auteur Jait voir que la langue internationale seule peut appliquer des règles logiques, et s'affranchir de toutes les incohérences et exceptions des langues nationales.

La Romanal est immédiatement intelligible à quiconque connait ou le latin ou une langue néolaline, l'anglais compris. ll a une grammaire complète et simple ; on peut donc l'écrire en très peu de temps, En dehors du côté pratique de la langue auxiliaire, le temps passé à étudier le Romanal ne sera jamais perdu, puisque celle étude nous fait connaltre les éléments communs aux langues d'Europe.

Puisse ce petit livre, fruit d'un long travail de notre savant confrère, être couronné du plus grand succès !

Il jaut que les peuples, séparés par les langues nationales, puissent s'entendre par le moyen de la langue internationale, et fonder enfin la paix universelle.

G. PEANO,

Brésident de l'Académie pour la langue internationale. Professeur à l'Université de Turin,

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rs LÉ ROMANAËRZS"

= Langue auxiliaire RATA =

l. — UNE LANGUE INTERNATIONALE EST-ELLE NÉCESSAIRE ?

La diversité des langues qui, autrefois, ne constituait une gène véritable que pour une infime minorité. est devenue très pénible pour la majorité des hommes civilisés. Tous ceux qui poursuivent un buit commun, idéaliste ou intéressé, se sentent de plus en plus solidaires et veulént se grouper.

À chaque Congrès International, il faut un grand nombre d'interprètes ; da traduction de chaque proposition, de chaque objection, de chaque discours, prend un temps considérable, Ces conversations indirectes deviennent ‘insupportables aux assistants qui ignorent la langue qu'on traduit dans une autre langue nationale en attendant le tour de la leur. On cause entre nationaux au risque de troubler la séance ; on va se promener, se réservant de lire une des nombreuses traductions qu'on va faire imprimer aux frais supplémentaires des congressistes.

La conversation directe, la discussion d'homme à homme parlant la même langue seraient autrernent pratiques et efficaces,.

Au monde uni par la vapeur, l'électricité et l'aviation, *: manque un instrument d'intercompréhension, d'où nécessité d'une langue internationale.

I. — NE POURRAIT-ON PAS S'ENTENDRE SUR UNE LANGUE NATIONALE QUE TOUS LES HOMMES SE- RAIENT TENUS D'APPRENDRE. ?

On a longtemps scngé à adopter une langue nationale comme langue universelle, mais l'accord est jugé impossible parce que ce serait donner la suprématie’ intellectuelle au peuple dont on propagerait la langue. Cette langue ne tarderait pas à supplanter toutes les autres.

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La langue nationale est pour chacun la plus belle et la plus facile éfpersonne ne la sacritiérait au profit d'une langue étrangère. Gomme en réalilé toute langue nationale est semée de tantydiäirfégularités et d'exceptions que les étrangers lapprennentttrès difficilement et en y consacrant beaucoup ae temps et d'ärgent, il ne faut pas trop regretter que l'accord soit irréalisäble..si une langue artificielle nous permet d'alteindre le même but sans frais et sans perte de temps.

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