VI. — LE DICTIONNAIRE LATIN. POURRAIT-IL SUFFIRE
Sans doute on y trouverait la plupart des mots de la langue internationale, mais les recherches seraient trop longues pour notre but.
Il y a beaucoup trop de mots, beaucoup trop de synonymes et surtout beaucoup trop de formes pour chaque mot latin déclinable ou conjugable. D'autre part, le latin classique ne peut traduire les néologismes.
Il faut donc construire un petit vocabulaire qui ne contiendra que les mots nécessaires. Il y en aura très peu, car ils se multiplient automatiquement par les affixes. On aura des tamilles complètes de mots avec une seule racine à sens fixe. Sachant le sens d'un radical on pourra, par cela même, savoir lé sens de tous les dérivés qui seront construits à l'aide des suffixes dont le rôle est nettement déterminé par la grammaire. Il en faudra également très peu, car la régularité et la logique font faire une économie dont on ne se doute pas dans nos langues nationales remplies de formes inutiles et contradictoires.