LES LEVURES ET LE VIRUS VACCINAL
Dès les premiers travaux de Harrier et Zurn et de KEBER, que nous avons mentionnés précédemment, on s’est demandé si les éléments organisés trouvés dans la lymphe étaient les agents ducontage. Caauveau [LVIIT), à la même époque, démontrait que le virus réside dans des corpuscules solides. Il est donc tout naturel que les premiers auteurs qui se sont occupés de la question aient vu dans le parasite qu’ils avaient observé le porteur du virus vaccinal. Avec KeBer [CXXI), une forme dont la . description paraît bien se rapporter à une levure est considérée comme agent de contage. Avec Coux [LVIT), c'est un Microsphæra; KieBs [CXXIV fer] décrit le
Tetracoccus variolæ. Grâce au perfectionnement des
milieux optiques et des procédés de cullure, on découvre dans la lymphe une série de bactéries : MEGnIN, Kocn, Quisr [CLVI} décrivent des microcoques; Voicr,
ou parmi les trois espèces qu’il étudie, sépare un microcoque de petite laille, souvent disposé en groupes de deux éléments, formant des colonies blanches sans liquéfaction de la gélatine ; il l'appelle Vaccinocoque [CLXXIT |.
De nombreux auteurs ont encore étudié la question de la nature bactérienne du virus vaccinal. Nous renvoyons aux Historiques de L. Preirrer [CL et CLI}, de SACQUÉPÉE | CLXV], Macé [CXXX VII}, pour l'étude de ce sujet. Citons seulement, parmi les plus affirmatifs, GARRÉ (1887) : il considère un microcoque comme spécifique ; CopemAN [LXV }, qui décrit le Vaccinebacillus, petit bacille fin, différent nettement du bacille du foin. C’est un diplocoque pour RuErTE et Enocx (1893) [CLXIV |. Pour d’autres, il s’agit de parasites végétaux plusélevés ;en organisation. Ainsi, Burrersack [XL VI] décrit des filaments et des spores dans la Iymphe vaceinale, les filaments étant plus nombreux dans les pustules en voie de croissance, où ils forment un réseau délicat. Les spores sont, d’après cet auteur, plus abondantes après la maturité. Par inoculation à l’animal, ces forma- . tions auraient donné naissance à des pustules typiques. D’après Kezscn{CXXIT}, il s'agirait là de pseudo-champignons quiseraient seulement des productions artificielles dues à une technique opératoire défectueuse.
Nous pouvons rappeler ici que, en ce qui concerne la variole, dès 1881, RENAUT [CL VIII avait signalé des inclusions cellulaires de type tout à fait particulier dans les processus de pustulation variolique. Van DER Lorr décrit, dans le sang des varioleux, des enfants vaccinés et des veaux inoculés (au début de l'affection), un para-
site animé de mouvements propres, par oscillation de
te Ps flagella. Mais c’est surtout en 1892 que les travaux de GuaRNIERI [CIT} orientent les recherches d’un côté tout différent avec la découverte du Cytoricles vaccinæ. Aussitôt apparaissent des contradicteurs : Ferro et Massar [XCIT), E. Preirrer [CXL VII}. D’autres protozoaires sont décrits par L. Preirrer [CXLIX], Bosc [XXXI}, CLarke, RoGEer (dans la variole), Fuck, avec le Sporidium Vaccinale | XCV |, Isnicamr [CX VIT) qui étudie un parasite très voisin du Microsporidium bombycis de la pébrine, Vozrino [CLX XIII), ete. Srecez [CLXVII] déclare avoir réussi à oblenir des cultures pures de Eylorictes Guarnierr. Ce savant étudie à la même époque les granules du virus vaccinal ; mais, devant les résullats contradictoires de ses recherches, il réserve sa réponse. À l'hypothèse de GuaRrNIERI, répondent Pro- WAZEK |[CLIV}, qui fait dériver le pseudo-protozoaire d’altérations du noyau; Sazmon [CLXVI), Hucxez, qui le considèrent comme un aspect présenté par les altérations de cellules migratrices. Avec Borrez, Kerscu [CXXII}, après des expériences de culture par inoculation dans la cornée de lapin, conclut à des formes de polynucléaires. |
En même temps que ces nombreuses recherches, paraissent des études où d’autres microbes sont proposés comme agents de contage : Proca, en 1910[CLIIT}, décrit le Cladothrix vaccinæ ; NAKkANISH1(1912)| CXLIIT }signale constamment dans la lymphe et lend à considérer comme spécifique le Bacillus vartabilis lymphæ vaccinalis. Ragiwovircn (1911) a trouvé constamment dans les organes de sujets morts de la variole, ainsi que dans la lymphe vaccinale, un diplostreptocoque (Contribution à