‹ Étude de levures rencontrées dans la pulpe vaccinaleChapitre 5 sur 62 · PRET ET · texte numérisé non relu

PRET ET

eo publiée jusqu'ici, à notre connaissance, et non encore traduite en français :

« Le Saccharomyces vaccinæ se caractérise par de petites cellules rondes ou ellipsoïdes, isolées eu réunies en chaînes de 1,5 à 4,5 y, le plus souvent présentant une vacuole au centre et un noyau brillant situé par côté.

« La formalion de bourgeons est abondante sur milieu de culture frais sans formations mycéliennes, sans sporulation à l’intérieur.

« Sur moût de bière, il ne produit pas d'alcool, ou seulement une très faible quantité.

« La différenciation des six à sept formes voisines reste encore à débrouiller par les botanistes. Elles ont été vues la première fois par Hallier, en 1868, dans la lyÿmphe de veau. La lymphe d'enfant recueillie avec des soins d’asepsie contient rarement des formes de Saccharomyces ; par contre, la découverte de levures est constante dans la lymphe de veau; suivant la saison, c'est une forme ou l'autre qui entre .en premier plan.

« La méthode de recherches est celle qui est employée partout. Par addition d'extrait de malt à la gélatine nutritive, on favorise beaucoup la croissance des levures.

« Sur plaque, la levure pousse à la température de la chambre; en l’espace de quatorze jours, elle atteint la dimension d'environ une têle d'épingle; c’est un point jaunâtre ou vert qui se présente au grossissement d’environ cent diamètres, avec une couleur brun foncé ou

noire, épais et également grenu, avec un pourtour nel-

Spiele tement tranché, denté, un liseré verdâtre. Il n’y a pas de liquéfaction de la gélatine environnante.

« Lorsque la gélatine en tube est ensemencée avec le produit des cultures sur plaques, le canal de piqûre se trouble après quelques jours; il devient laiteux et, dans le temps de deux à trois semaines, la surface du contenu est recouverte d’une couche épaisse d’un blanc éclatant, parfois rouge; ensuite le développement est lent, les cellules meurent; c’est seulement s’il se produit une souillure que la liquéfaction du contenu commence.

« Sur tranches de carotte, les formes de Saccharomyces prennent un aspect de petites colonies en bouton et la croissance devient, en l’espace de quelques jours, très active. De même en solution sucrée légèrement additionnée d'extrait de viande et de moût de bière, le bourgeonnement se produit rapidement. Dans les deux derniers liquides, on ne trouve, à 35° C., qu'un très faible dégagement de CO?; le plus souvent, il n’y a pas formation de ce gaz. |

« Une formation mycélienne fut une fois observée dans une culture en goutte suspendue. Il ne se forme pas de peau comme pour le Saccharomyces mycoderma.

« En moût de bière et en solution sucrée, toutes les cultures ont donné, par bourgeonnement actif, une forme plus ellipsoïde. La plupart des cellules développées présentaient une vacuole placée plus au centre, et un noyau très clair, brillant, placé à côté. Les cellules filles très jeunes, encore unies à la cellule mère, ont aussi la vacuole et le noyau.

« La coloration avec la fuchsine altère les contours tout à fait gravement; la dimension des plus grosses

formes est jusqu’à 0,5 p plus petite que chez les exemplaires vivants. »

Après avoir rapproché ces formes des Torula décrites par Pasreur et HANSEN, l’auteur insiste, à la fin du chapitre consacré aux Blastomycètes, sur l'utilité de la connaissance exacte de ces levures au point de vue d'une confusion possible avec les formes embryonnaires du parasite nouvellement trouvé dans la vaccine, formes qui ont une certaine ressemblance, à leur état jeune, avec les cellules de levures.

Il faut signaler aussi, à cette même époque, le travail de Buisr [XLIT}. Cet auteur, ayant découvert à peu près constamment des formes de levures dans la lymphe d'enfant devenue trouble, entreprit de longues recherches d’inoculation, spécialement sur les singes. Malheureusement, au lieu de séparer par des cultures ces champignons, il employa par analogie des levures ordinaires: Nous reviendrons plus loin sur ces recherches quand nous étudierons les relations des levures du vaccin avec la question du contage vaccinal; en tout cas, Buisr ne donne aucune description des formes qu’il annonce avoir observées.

Enfin, une phrase du professeur KircaNer (de Hanovre), dans un article sur le contenu microbien de la lymphe animale [CXXV]}, mentionne la présence de levures : « Comme pour les autres chercheurs, il m'est arrivé de trouver avec la plus grande fréquence des moisissures et des levures; parmi les premières, les plus fréquentes étaient: Penicillium glaucum, Mucor mucedo, Aspergillus niger; les dernières étaient presque sans

exception des levures incolores. »

PTE

En 1897, dans un nouvel article général consacré à la question du contage du vaccin, L. PrEIFFER passe en revue les travaux parus sur ce sujet depuis 1887 [CLI}. Dans le paragraphe consacré aux Blastomycètes ou moisissures comme porteurs de contage, l’auteur résume les recherches de Buisr dont il critique les conclusions. Il termine en faisant remarquer que l'intérêt de l'étude des levures contenues dans le vaccin est encore rendu plus grand depuis les travaux de BüssE, SAN FeLice et RoncaLe, tout en faisant celte réserve que les organismes « où nous voyons aujourd'hui des Blastomycètes, ne soient que des formes conidiennes de moi-

sissures pathogènes. »

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