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tranche de carotte en tube de Roux; sur cet excellent milieu, la plupart des levures que nous avons rencontrées dans le vaccin se développaient activement. Plusieurs fois nous avons aussi repiqué ces champignons sur agar au jus de carotte, préparé suivant les indicalions de A. Rocraix [CLX}; ce milieu nous a semblé également (rès favorable. Cette manière de procéder nous à donné plusieurs fois des cullures pures composées d’une seule espèce de levure, mais souvent les levures élaient mélangées; parfois elles élaient souillées de bactéries : cocci surtout et bacilles. É | De purification d’une levure mêlée à des bactéries est relativement facile, el souvent le simple passage dans des milieux peu favorables au développement des autres microbes, comme, par exemple, le liquide de Raulin ou le bouillon légèrement acidulé, permet d'obtenir une culture pure. Il n'en est pas de même de l'isolement d’une levure mélangée à une levure qui peut être une espèce très voisine, et, pour l'obtenir, plusieurs méthodes ont élé préconisées ; on peut les diviser en deux groupes : méthodes physiologiques et méthode de dilution ou des cultures fractionnées. Nous renvoyons, pour cette question, au livre de M. GuicrisrmonD [CXI]) qui expose très en détail ces divers procédés ; disons seulement que, dans certains cas, des simplificalions peuvent être apportées. C’est ainsi que nous avons pu isoler une espèce par le moyen suivant : la pointe du fil de platine, portant une très petite quantité de mélange de levures, est introduite dens un ballon d’eau stérilisée. Après avoir agité pour répartir le plus uniformément possible
les cellules, on examine une goutte au microscope. Lors-
Hope que dans une goutte on a trouvé une seule cellule ou deux ou trois cellules seulement, on fait une strie sur un milieu maltosé en boîte de Pétri.
Lorsque les colonies se développent, on peut, la plupart du temps, observer une différence macroscopique
el repiquer une levure pure.
Technique employée pour l’étude botanique
Une fois la levure isolée, il faut procéder à l'étude botanique. Celle-ci comprend plusieurs séries de recherches :
I. Aspect microscopique des cellules sur milieux solides et liquides. Pour obtenir des données suffisantes sur la variabilité de l’organisme examiné, cette étude doit être faite sur de nombreux milieux.
IT. Aspect macroscopique : le développement des colonies de levure sur des milieux solides offrant une large surface (comme, par exemple, la gélose maltosée en flacons plats) donne fréquemment des allures très caractéristiques. De même, l'aspect des cultures sur les liquides contenus dans des fioles d'Erlenmeyer, la formation de voiles, d’anneaux ou de dépôts, sont des caractères importants. Suivantles indications données par MM. Lurz el GueGuEN dans les Actes du Congrès international de botanique de 1900 [CXXXV }, nous avons étudié les caractères des cultures de levures sur les milieux suivants :
1° Milieux généraux :
Liquide de Raulin acide normal ;
— neutre ; — acide normal gélaliné :
— neutre gélatiné.
lors RS
> Milieu azolé avec azote organique :
Liquide de Raulin neutre sans azotate d'ammoniaque + urée. :
3° Milieux renfermant diverses matières sucrées ou alcools polyalomiques.
4° Milieu renfermant des hydrates de carbone.
Quant à la cinquième division proposée par MM. Lutz et Guéguen sous le titre Milieux divers, nous la placerons au début : ces milieux, en effet, sont plus faciles à se procurer et donnent des formes très caractéristiques : d'autre part, fréquemment les levures poussent assez mal dans le liquide de Raulin. Nous estimons que cette méthode est appelée à rendre moins de services que pour les Mucédinées, c'est pourquoi nous commencerons notre étude par certains milieux très usuels, tels que la carotte ou la pomme de terre ; ce sont d’ailleurs des cultures sur tranche de carotte qui nous ont fourni les échantillons dessinés dans les figures qui accompagnent ce travail. C'est sur eux aussi qu'ont porté les plus nombreuses mensurations d'éléments.