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chambre est ensemencée avec lalevure à étudier. On recouvre d’un couvre-objet en prenant garde de ne pas emprisonnerde bulles d’air et le tout est mis à l’étuve à 25°. Après vingt ou vingt-quatre heures, s’il y a eu fermentation, de grosses bulles sont collées au couvreobjet qui peut même être soulevé et détaché de la vaseline qui le maintenait sur l'anneau de verre.
Les très importants caractères de sporulalion n’ont pas pu être étudiés, les quatre levures isolées de la lymphe vaccinale n'ayant produit de spores sur aucun milieu.
IV. Ajoulons que pour acquérir une certitude sur l’aspect de formations que la différence de réfringence rendait très visibles lors de l'examen de la cellule vivante en goutte d’eau, nous avons eu recours à la coloration d’éléments fixés. La fixation ayant été faite à la chaleur, ou par l'alcool, une goutte de bleu Unna est déposée sur la lamelle où le contenu de l’anse de platine a été fixé. Après une dizaine de minutes on fait la décoloration avec la Glycerinæthermischung de Grübler, on passe dans la série des alcools pour déshydrater, dans le xylol et on monte au baume du Canada si l’on veut conserver la préparation ; enfin l’on examine au microscope. Ce mode de préparation a permis de rapporter à des corpuscules métachromatiques les granules réfringents dont nous parlons plus haut et qui ont été d’ailleurs bien signalés par plusieurs auteurs et spécialement GuiLLiERMoND [OX ]. Lorsque ces granules ne présentent pas la coloration rouge métachromalique, on peut, avec beaucoup de vraisemblance, les considérer comme des globules huileux,
tels qu'il s'en produit souvent dans les vieilles cultures
MR te | ou dans les cultures en voie de dégénérescence ; d’ailleurs, l’action de l'acide osmique ou de la teinture d’orcanelle permettrait d'obtenir une certitude à ce sujel.
Nous insisterons sur un où deux points qui nous ont paru plus spécialement dignes d’être notés.
D'abord, au sujet de l'examen microscopique, beaucoup d'auteurs établissent les caractères de forme et de dimensions des levures qu'ils étudient avec des préparations fixées par la chaleur; ce procédé brutal a le grave inconvénient de déformer les cellules et surtout de réduire leurs dimensions à tel pointque l’on peut considérer les chiffres donnés comme absolument inexacts. Des comparaisons de mesures faites sur des éléments fixés et non fixés par la chaleur nous ont permis de nous rendre compte de ces faits. IT faut, lorsqu'on veut procéder à des mensurations, monter les éléments à étudier dans l’eau, et, lorsqu'il s’agit d’une culture en milieu liquide, dans le liquide même servant de substratum. Cela n’empêchera pas, naturellement, de procéder à des fixations diverses, même par la chaleur, pour faire ensuite des colorations dans le but de distinguer les divers éléments qui entrent dans la constitution de la cellule.
Une autre observation, d'un intérêt plus général, est celle de l'utilité qu'il y à à se servir de la méthode Lutz et Guéguen pour la détermination. Lorsque, en effet, on cherche à identifier une levure, on éprouve une certaine difficulté à coordonner les renseignements fournis par les recherches déjà faites; un procédé uniforme peut seul faciliter ce travail, étant donné les nombreu-
ses propriétés de ces champignons qu'il faut étudier
7e pour pouvoir les caractériser suffisamment au point de vue spécifique. Remarquons cependant que le liquide de Raulin, si favorable au développement du Sterigmatocystis et, d’une façon générale, de toutes les Mucédi-
nées, paraît moins convenable pour les levures.