ONE
2 Deux robinets à trois voies dont le diamètre est autant que possible égal à celui de la trachée des animaux en expérience ; 1
3° Deux soupapes à eau de Muller ;
4° Un tube en T destiné à réunir les deux soupapes.
Supposons que nous voulions commencer une expérience et nous allons expliquer comment ces difiérents appareils sont agencès.
Tout d’abord, à l’aide d’ane trompe à eau, on commence par faire le vide dans les deux ballons en caoutchouc à chacun desquels on a adapté un des robinets à trois voies dont nous avons parlé. Il s’agit maintenant de faire entrer dans un de ces ballons une quantité connue d’air qui servira à la respiration de l’animal pendant l’expérience. Pour cela, on se sert d’un compteur à gaz, préalablement vérifié, et, à l’aide d’un souflet, on injecte dans le ballon à travers ce compteur la quantité d’air voulue, soit cinquante litres habituellement. À
Nous avons denc un ballon absolument vide et un autre rempli de cinquante litres d’air. Ges cinquante litres vont, à l’aide d’une disposition spéciale, passer du ballon plein dans le ballon vide en circulant à travers les poumons de l'animal. À cet effet deux soupapes à eau de Maller sont réunies par un tube en T et à chacune d'elles on adaple un des ballons à l’aide d’an tube en caoutchouc. Ces soupapes sont disposées de telle sorte que l’air contenu dans le ballon plein‘est appelé à chaque inspiration sans pouvoir y rentrer tandis que pour le ballon vide l’air expiré peut seul y arriver sans qu’il puisse en sortir.
Au tube en T on adapte une muselière en caoutchouc.
Tel est l'appareil tout entier ; une table, n'importe laquelle, suffit pour le soutenir. Lorsqu'on veut faire respirer l’animal, il suffit de lui placer la muselière en ‘ayant soin, à l’aide de plusieurs tours de bande en caoutchouc, d'empêcher toute communication avec l’air extérieur (1). On ouvre alors les robinets à trois voies de façon à faire Communiquer directement les deux ballons avec les soupapes à eau et les poumons de lPanimal en expérience. Lorsque celui-ci aspire, l'air du ballon plein est attiré, circule à travers les poumons et, au moment de l’expiration, va contribuer à remplir le ballon primitivement vide. L'expérience est finie lorsque lout l’air du premier récipient a passé dans le second ; on ferme alors les robinets en notant l’heure à laquelle on finit comme on a eu soin de le faire quand on a commencé.
B. — Dosage de l’acide carbonique.
Nous venons de recueillir l'air expiré ; comment allonsnous faire pour y doser l’acide carbonique? Pour cela différents appareils sont encore nécessaires : ce sont :
1° Une trompe à eau destinée à faire laspiration ;
2° Cinq flacons barboteurs avec lubes de Durand dont trois contiennent de l’acide sulfurique pur et deux une solution concentrée de potasse caustique ;
4. Nous avons plusieurs fois vérifié qu’il ne se perdait pas d'air par la muselière en faisant passer à travers un compteur l'air qui avait été expiré dans le ballon. Nous avons constaté toutes les fois que le volume d'air expiré était égal, à un demi litre près, à celui qui avait été inspiré.
re 3° Un flacon de: Woolf à deux tubulures coutenant de Pacide sulfurique ;
&° Deux longs tubes en U;
5° Une pince en;cuivre;
. 6° Deux. éprouvettes remplies de mercure dans leur tiers inférieur ;
7° Un grand flacon fermé avec un bouchon en caoutchouc percé de trois trous qui sont occupés par des. tubes en verre coudés à angle droit.
Faisons maintenant le dosage et disposons ces. différents flacons.
A la trompe à eau on adapte un tube en caoutchoucqui vient se fixer à un des tubes en verre partant du grand flacon, les deux autres tubes se rendent chacun à-une éprouvetle contenant du mercure, l’une communiquant avec l'air extérieur par un tube en verre qui s'enfonce dans le mercure, l’autre avec l’appareil. à dosage par un tube également en verre mais qui ne plonge pas dans le mercure, le tube venant du. grand flacon s’y enfonçant lui-même.
Ces deux éprouvettes sont destinées à régulariser l’aspiration de façon à obtenir que le, passage de l’air à travers l'appareil se fasse régulièrement. et bulle à bulle.
À la suite de la dernière éprouvette vient un flacon de
Durand À rempli à moitié d'acide sulfurique pur, puis, et
séparé de celui-ci par un tube en: U renversé de 0,50 cent. de hauteur environ, deux autres barboteurs B et B’ contenant une solution concentrée de potasse caustique; ün autre tube en Ü de même hauteur est placé entre ces deux flacons et les deux derniers C et C” qui contiennent de l’acide sulfurique. On fait alors communiquer ce dernier
an) Mes flacon d’acide sulfurique avec le ballon qui contient Vair à analyser, on met la trompe en marche et l'air du ballon passe bulle à bulle à travers tous les barboteurs.
Les deux premiers flacons d’acide sulfurique absorbent la vapeur d’eau, les deux de potasse retiennent l’acide carbonique, et enfin le dernier flacon d'acide sulfurique absorbe la vapeur d’eau qui a pu être entraînée hors des flacons de potasse pendant l'aspiration.
On pèse Îles trois derniers flacons B, B’'et À ‘avant et après le barbotage à l’aide d’une grande balance de Deleuil, pesant trois kilogrammes et sensible au demi-centigramme, et la différence entre les deux pesées n'est autre chose que le poids d’acide carbonique contenu dans l'air à . analyser.
Les tubes en U dont nous avons parlé sont destinés à empêcher le reflux des liquides d’un flacon dans l’autre dans le cas où la pression viendrait par hasard à s’accroi-
tre du côté de la trompe ou à diminuer du côté opposé,
soit que l’eau manque à la trompe, soit qu’un obstacle: s’oppose au passage de l’air à l’autre extrémité.
Tous ces différents appareils sont réunis entre eux par des tubes en caoutchouc soigneusement assujetlis par des fils fortement serrés. Le tube en caoutchouc qui réunit le dernier barboteur à l’appareil d'aspiration est comprimé par une pince en cuivre qui laisse passer plus ou moins d’air suivant que l’on veut rendre le barbotage plus ou moins actif.
Une dernière précaution consiste à adapter à la branche restée libre du robinet à trois voies, assujetti au ballon en caoutchouc, un flacon de Woolf à deux tubulures conte-
Lie
nant de l’acide sulfurique. Le robinet est placé de telle sorte que le ballon communique d’un côté avec l’appareil et de l’autre avec ce flacon. De cette façon lorsque le ballon est complètement désempli, le vide ne se fait pas pour cela dans les barboteurs car l’air extérieur est appelé, se dessèche en traversant le flacon de Woolf et va chasser les gaz à analyser contenus dans les autres flacons et qui, n’ont pas encore traversé la solution de potasse caustique.
. IL est facile de voir que le dosage se fait seul et qu’une fois l'appareil mis en mouvement on n’a plus à s’en occuper que pour peser les flacons. On a l'habitude de régler l'aspiration de telle sorte que l’air contenu dans le ballon melte une nuit pour s’en échapper: