EXPÉRIENCES
Nous r’avons certes pas l'intention d’embrasser dans ce travail l’étude complète de toutes les modifications physiologiques ou pathologiques observées dans l’exhalalion pulmonaire de l’acide carbonique. Depuis un an environ nous avons fait dans le laboratoire de M. Quinquaud une série de recherches sur les troubles nutritifs apportés aux animaux par l’injection de substances médicamenteuses diverses telles que l’alcool, le bichlorure de mercure, l’arséniate de soude, les alcalins et le sulfate de quinine. C’est le résultat de ces expériences que nous publions.
Nous y joindrons les recherches physiologiques ou pathologiques que nous avons faites, au même point de vue de l'acide carbonique, dans certaines conditions expérimentales, par exemple les variations de l’acide carbonique à la suite de la production d’une pleurésie expérimentale, à la suite de Ja section des pneumogastriques, après l'injection d’eau distillée dans les veines, sous l'influence de la suralimention et enfin à la suite de l’administration des bains froids.
Dans toutes nos expériences nous avons toujours noté la température et le poids de l’animal. Nous avons égale-
Butte 5)
| Da ment eu soin d'indiquer le nombre des respirations par minute el le temps que l'animal a mis à expirer l’air qui doit servir à l’analyse.
De plus, dans certaines circonstances, trop rares malheureusement, nous avons dosé les matériaux solides du sang et même l’urée dans ce liquide.
Enfin nous avons pris l'observation de l’animal en indiquant jour par jour les modifications qui pouvaient survenir dans son état général et local.
En nous entourant de tous ces renseignements nous pensons que les résultats que nous avons obtenas ne pourront guère être contredits, si on se place dans les mêmes condiuons ; et c’est pour cela que nous avons pris à tâche de toujours indiquer tous les phénomènes observés, même ceux qui, au premier abord, pouvaient paraître étrangers au but que nous nous proposions dans ce travail.
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