‹ Étude de physiologie thérapeutiqueChapitre 13 sur 40 · GA CH · texte numérisé non relu

GA CH

CH

TJ k-

en* | G G

8 3 "en

2 O 0> ®Cfw 'QJ CO

JJ g-.g g- G en co eo

QJ -

CH

aO

aO

CJ

SS

jJ

QJ

çi

QJ .G

« 1 ~ £ *QJ ^3

• • en

QJ «

rr c ° 8 g co §.2 s ÛCÜ ^2 es rj en pG cj G -en -

QJ

QJ O

en

£| 2 ^3 eo ^ OOG G

as

CJ pfl en o .2 G

CO

„ en

pP C->

•— 'CJ

G ry2 -G o G G*

pfl ’ QJ

CJ ...

-T en

CO VQJ

CJ rjj G- en eo fl — JJ

QJ fl

.2 £ en -o

en eo QJ p ,

vcj

fcû

o ‘J2 jj co Tj

fl

CJ

rs

^ en ,fl fl

3 ’Sîn 2

QJ -r-

O ro

'CJ . .

si

*3 “5 — co

en ^

en 2

c tD

o 3 TJ -3

CJ

■3 Si

§ S.S « «,•“ O o tn

p J CJ en

H CJ QJ

H en qj G qj

CJ fl

.G fr-

fl

fl

fl

CJ

fl QJ 8 '—

pCJ

'CJ

t • e— < qj

en ^2

QJ QJ 23 'CJ <

. en G '

a S §' 2 &-'Sd.

G 'QJ

G .-8 f- •PS o co

g gr^

O S pfl

0 G- en*.

qj G

ad

CH

jj CH

CH

CH

CH

A CJ TJ

cj -22 A

eo

eo

fl

ao

CO

CO

CH

34 de l’action physiologique

Ainsi, chez les animaux, comme chez l’homme, l’alcool et les anesthésiques produisent des effets d’une analogie et d’une similitude frappantes. Pourtant, quelques physiologistes ont admis que l’ivresse et l’éthérisme étaient deux états de nature différente. Ainsi, Bouisson dit : « La différence entre l’ivresse et l’éthérisme n’est seulement pas de degré, elle est de nature; et quelque légitime que paraisse le rapprochement établi entre ces deux états, il laissera toujours entre eux une différence mesurée par l’intervalle qui sépare un symptôme de sa cause. L’ivresse est un symptôme commun de la pénétration de l’alcool et des anesthésiques dans l’économie animale ; mais l’action intime n’est pas identique : l’alcoolisation n’est pas l’éthérisme (1). »

Nous objecterons à Bouisson que, bien que le chloroforme et l’éther soient des agents dont la composition chimique diffère, cependant ils produisent une anesthésie de même nature. « Ce qui produit l’ivresse dans les alcools, dit Guillemin (2) , ce sont les éthers, ou du moins les radicaux d’éther qu’ils renferment : le chloroforme lui-même n’est qu’un éther. Si les principes de ces corps sont analogues, pourquoi nier l’analogie de leur action? Cette action varie, du reste, avec la nature du radical que renferme soit l’éther, soit l’alcool, soit tout autre agent anesthésique. Emploiet-on l’éther sulfurique pur, l’ivresse sera gaie, le sommeil profond; les divers principes contenus dans les eaux-devie, le vin, la bière, donneront une ivresse spéciale à chacune de ces substances : il n’est personne qui n’ait établi ces différences. »

g 3. — Enfin, on sait que L. Lallemand et M. Perrin ont tiré de leurs expériences sur l’action comparée de l’alcool et des anesthésiques les conclusions suivantes :

« 1° L’alcool et les anesthésiques exercent sur le système nerveux cérébro-spinal une action spéciale, tout à fait caractéristique ;

« 2° Ils produisent, en premier lieu, une excitation plus

(1) Bouisson, loco cilato.

(2) Guillennn, De l’action des anesthésiques sur l’organisme humain, thèse de Strasbourg, 1868.

ok l’alcool. 35

ou moins marquée, suivant leur nature. La durée de la période d’excitation paraît être en rapport avec la solubilité et la volatilité de chacun d’eux ;

Par leur action progressive, ils suspendent ensuite et finissent par abolir la sensibilité et la motricité du système nerveux ;

« 3° Ils s’accumulent dans les centres nerveux, en vertu d’une affinité d’élection spéciale (1). »

Ces conclusions n’ont plus besoin d’être justifiées ; depuis la publication du remarquable travail de Lallemand, Perrin et Duroy, elles ont, pour ainsi dire, été consacrées par les physiologistes les plus éminents, par le premier de tous, Cl. Bernard, qui, dans des leçons remarquables faites il y a deux ans au Collège de France, les a développées, et, par une série d’expériences nouvelles, en a démontré la justesse et la vérité (2).

Il est parfaitement prouvé aujourd’hui que alcoolisme et éthérisme sont deux états dont les conditions pathogéniques sont identiques et dont l’expression symptomatique est analogue ; à part quelques légères différences que nous comprenons facilement, l’influence de l’alcool et de l’éther sur les centres nerveux se traduit par la même série de phénomènes qui aboutissent toujours au même résultat : l’ anesthésie .

Faire la physiologie pathologique de l’ivresse, c’est faire celle de l’anesthésie.

Page 1