‹ Étude de physiologie thérapeutiqueChapitre 5 sur 40 · Présence de /’ alcool dans le sang · texte numérisé non relu

Présence de /’ alcool dans le sang

Magendie (1) avait reconnu la présence de l’alcool dans le sang, et avait constaté qu’on pouvait le retirer de ce liquide par la distillation. Après lui, Ségalas (2) attribua l’ivresse à la présence de l’alcool dans le milieu sanguin.

Bouchardat et Sandras (3), ayant soumis à l’analyse le sang de plusieurs animaux alcoolisés, constatèrent l’odeur propre à l’alcool dans les produits de la distillation. Mais c’est surtout grâce aux belles expériences de L. Lallemand, Perrin et Duroy, que la présence de l’alcool en nature dans le sang a été parfaitement démontrée.

Ces habiles observateurs, ayant pris deux chiens de forte taille, introduisirent dans l’estomac de chacun d’eux, en deux fois, à une demi-heure d’intervalle, 120 grammes d’alcool à 21°, sans mélange d’eau, soit 240 grammes. Ayant recueilli ensuite une certaine quantité de sang extrait de la carotide primitive, ils en retirèrent par la distillation, dans l’appareil de Gay-Lussac, une notable quantité de liquide, qui présentait tous les caractères de l’alcool (4). «On pouvait supposer, dit Maurice Perrin (5), que si, dans ces conditions, on trouve de l’alcool non transformé, cela tient à ce que le sang en contient en excès. Pour éviter toute équivoque, la même analyse a été renouvelée chez d’autres animaux, neuf heures, seize heures après l’ingestion ; le sang contenait encore de l’alcool en nature. »

(1) Leçons sur 1rs phénomènes physiques de la vie, l. 3, p. 65,

(2) Loc. cit., p. 103.

(3) Bouchirdat et Sandras, Annales de chimie cl de physique . 1847 t. 21.

■4) Loc. cit., p. 03.

(3) M. Perrin, Dictionnaire encyclopédique, article cité, p. 580.

JiF. J. ALCOOL .

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