‹ Étude de plusieurs cas de Pneumothorax spontanés muets et leur comparaison avec le Pneumothorax artificielChapitre 13 sur 27 · EVOLUTION · texte numérisé non relu

EVOLUTION

Si nous envisageons maintenant les cas observés au

point de vue de leur évolution, nous pouvons résu-

ORDER mer nos constatations dans la triple formule sui-

vante :

1° Pas de réactions liquidiennes, pas d’hydro- . thorax ;

2° Pas de pyopneumothorax ;

3° Evolution favorable, à la suite de ces collap-

sus spontanés.

1° En effet, nous n’avons observé qu’en un seul cas l'apparition d’une réaction liquidienne, celle-ci restant d’ailleurs aussi muette que lavait été le début du pneumothorax.

Cette réaction n’a pas été à vrai dire une crise liquidienne violente ni abondante, comme elle l’est ordinairement au lendemain des pneumothorax spontanés classiques ; mais elle s’est bornée à l’apparition d’un demi-verre de liquide qui n’a été ni ponctionné, ni examiné par conséquent, en raison de sa faible abondance, et qui, d’ailleurs, s’est assez rapidement résorhbé.

Ces pneumothorax spontanés muets ne nous ont donc pas donné le gros épanchement si souvent observé à l'habitude, occupant la moitié et souvent plus de la grande cavité pleurale, et donnant à la fois des signes fonctionnels et physiques.

La généralité de ces cas n’a pas donné d’épanchement el nous verrons dans,la troisième partie de cette étude à quel facteur du processus nous pensons qu’il est logique de l’attribuer.

2° Il va de soi que ces pneumothorax ne s'étant pas

st DOl

compliqués dans leur majorité d’hydropneumothorax, ne s'étant pas «mouillés >» comme il est classique de le dire, n’ont pas donné lieu à l'apparition d’un pyopneumothorax,complication, comme nous l’avons dit, redoutable, puisqu'il ne s’agit pas en matière de pneumothorax spontané de liquide pyoïde ou puriforme, non surinfecté, mais trop souvent d’épanchement purulent surinfecté et conduisant le malade à une évolution mortelle.

Quant à l’évolution, elle a été dans tous les cas observée favorable. Nous pensons que labsence des complications liquidiennes en est la cause principale.

Hormis les deux cas signalés de décollements partels et iocalisés, les autres cas à décollements satisfaisants et généralisés à la grande cavité ont évolué pour le mieux.

Is ont pu pour la plupart être entretenus par réinsufflations souvent assez espacées, le plus souvent même très espacées, à quinze jours, trois semaines et plus, et ils ont montré peu de tendance à la résorption de leurs gaz.

Nous pouvons donc résumer la symptomatologie et l’évolution de ces pneumothorax muets créés sponta-

nément, mais lentement semble-t-il, en disant :

1° Qu'ils n’ont pas présenté de phénomènes aiÏgUS ;

2° Qu'ils n’ont donné, sauf un cas négligeable par sa quantité et sa courte durée, ni liquide

séreux, ni pyopneumothorax ;

LÉ MOD ae

3° Qu'ils ont été suivis d’une évolution favorable dans une proportion inhabituelle, quand on considère, dans leur ensemble, les pneumothorax spontanés, et que leur action cura- ‘trice a pu être favorisée par des réinsufflations, tout comme s’il s'était agi, nous le verrons plus loin, de PREUMOIRORAE créés arti:

ficiellement.

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