‹ Étude de plusieurs cas de Pneumothorax spontanés muets et leur comparaison avec le Pneumothorax artificielChapitre 12 sur 27 · SONS · texte numérisé non relu

SONS

La première, c’est qu’ils n’ont pas présenté eux non plus de début bruyant ni douloureux, et qu’ils sont donc restés inaperçus initialement.

— La seconde, c’est que leur évolution a eu une influence favorable sur la tuberculose en

cause.

Ce ne sont pas ces cas que nous comparerons ultérieurement au pneumothorax artificiel, bien qu’il soit possible de les assimiler à certains cas où la tentative de pneumothorax artificiel ne donne qu’un décollement partiel qui, contre toute attente et malgré la déception du début, sont suivis bien que précocement symphysés, d’une évolution favorable vers la

\ sclérose pleuro-pulmonaire de tout l’hémithorax.

Donc en ce qui concerne ce mode de début, il n’y a eu, ni point de côté violent, ni dyspnée, ni signes d’asphyxie ou phénomènes de choc.

À lauscultation, lorsque toutefois ce fut elle qui les fit découvrir, on a retrouvé les signes du trépied dé Gaillard :

vibrations abolies, respiration diminuée (signe le plus fréquent),

hypersonorité (dans le même ordre de fré-

quence).

Les autres signes ont été le plus souvent absents.

LRO AT

Encore faut-il penser en l’absence de phénomènes bruyants du début, que ces signes ont été constatés par nous un peu tardivement, de deux à plusieurs Jours, c’est probable, après la création muette de l’épanchement gazeux.

Quant aux signes généraux, ils se sont bornés à une tendance immédiate ou presque à la régularisation de la courbe thermique. Il n’y eut aucun signe de cet ordre, ni du côté du pouls, ni du côté des urines.

Nous voyons donc qu’à côté du mutisme habituel du mode de début pour ces cas observés, la symptomatologie clinique a été très réduite, se bornant à

deux signes classiques du pneumothorax spontané :

L’obscurité respiratoire ; L’hypersonorité.

Quant aux signes radiologiques qui furent ou le complément des constatations cliniques pour certains cas, ou la seule révélation de ces pneumothorax pour d’autres cas, nous n’insisterons que peu sur eux, car ils sont calquables sur les images classiques de tout pneumothorax, telles que nous les avons rappelées dans la première partie de cette étude.

On pourra d’ailleurs s’en rendre compte à l’étude

des schémas annexés aux observations publiées plus

loin.

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