CHAPITRE II
De l'exposé des deux chapitres qui précèdent, il semble qu’il soit impossible de ne pas dégager deux notions dominantes.
La première, c’est l’extrême. contraste qui permet d’opposer les cas de pneumothorax spontanés muets que nous avons relatés aux cas habituels et au mode de création le plus fréquent du pneumothorax spontané chez les tuberculeux. En effet, autant les signes fonctionnels, le début bruyant, les complications pleurales manquent chez les uns, autant ces phénomènes et ces symptômes sont marqués importants, nous dirons même dominants dans le mode habituel et brutal d'installation du pneumothorax spontané.
Nous reprendrons certes dans la suite certaines de ces notions et certains de ces contrastes, mais c’est surtout la deuxième notion qu’on ne peut s’empêcher de dégager après observation des cas que nous venons de rapporter, nous voulons dire l'extrême similitude que présentent les cas observés avec les pneumothorax artificiels thérapeutiques, créés avec précaution, lorsqu'on veut bien prendre la peine de les mettre en parallèle.
En effet, ces cas se sont montrés exactement cal-