‹ Étude de plusieurs cas de Pneumothorax spontanés muets et leur comparaison avec le Pneumothorax artificielChapitre 8 sur 27 · RER GAL · texte numérisé non relu

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met pas qu’un liquide purulent de la plèvre puisse, par sa décomposition, produire un dégagement de gaz et donner lieu à un pneumothorax ».

À une époque plus rapprochée, nous pouvons citer Genévrier, qui, en avril 1926, insiste sur «le diagnostic de certains pneumothorax spontanés survenus sans troubles fonctionnels et en pleine santé apparente» (Journées Médicales Tunisiennes, 25 avril 1926).

La même année, en décembre, Alexandro A. Raïmondi YŸ. Manuel Albertal cite «un cas de pneumothorax spontané silencieux, maintenu artificiellement comme traitement de la lésion pulmonaire » (Annales de Phtisiologie de l'Hôpital Tornu, Buenos- Avyres, décembre 1926). :

L'année suivante, en mai 1927, Merle nous parle d’un cas de pneumothorax spontané total « type providentiel ».

En 1928, dans sa « Thèse de Paris », Métais insiste sur «quelques cas de pneumothorax spontanés totaux à symptomatologie fruste et à évolution bénigne, pneumothorax de surprise >» comme il les appelle.

En avril 1929, F. Cardis et Michetti font un article sur la forme la plus favorable du pneumothorax spontané.

En novembre 1931, J. Berthier cite des cas de pneumothorax tuberculeux spontanés méconnus (Provence Médicale, n° 2, 15 novembre 1931).

Aucune année ne s'écoule sans qu’il n’y ait quelque

publication où quelque notion nouvelle se trouve:

Lan

ajoutée aux précédentes sur la question qui nous in- téresse,

C’est pourquoi nous voulons seulement faire de ces cas une étude comparative avec le pneumothorax artificiel, non seulement au point de vue de leur symptomatologie, mais aussi à celui de l’évolution des complications, pleurales surtout, et de leur action thérapeutique efficace.

Alors que le pneumothorax spontané habituel de la grande cavité se manifeste d’emblée par des troubles dramatiques, et est d’un début extrêmement brutal, «en coup de foudre », les cas que nous avons observés furent absolument muets, le plus souvent généralisés et de tuberculose unilatérale. Ce furent une trouvaille d’auscultation chez six malades et de radioscopie chez les autres.

Ces pneumothorax spontanés muets se sont comportés tout comme d'excellents pneumothorax artificiels, et sans complications aucunes, sauf dans deux cas précocement symphysés et incomplets.

Ils sont tellement différents du pneumothorax spontané bruyant habituel, à tous égards, même si nous le comparons (et c’est là notre seul but) au pneumothorax artificiel avec poumon opposé sain, qu’il nous a semblé intéressant de souligner la ressemblance de lépanchement gazeux des pneumothorax spontanés muets avec les pneumothorax thérapeutiques et d’en faire l’objet de cette étude.

Avant d'étudier les cas qui nous intéressent, nous

rappellerons quelques notions sur les pneumothorax

|spontanés et leur symptomatolog

avec les faits obser

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