CONCLUSIONS
I. — Le chocolat, riche en matières albuminoïdes, hydrocarbonées, grasses, est un aliment complet, très nutritif, et qui a en outre des propriétés toniques et excitantes très nettes.
Bien toléré par la grande majorité des sujets, il faut se
garder de leur en proscrire l’usage.
IL — Mais dans un assez grand nombre de cas, il semble qu'il soit responsable d'accidents divers, qu’on peut ranger sous trois rubriques :
a) En raison de sa richesse en oxalate, le chocolat doit être interdit à tous les arthritiques, et aux sujets exposés à la diathèse urique ou oxalique ;
b) Dans un deuxième ordre de faits, le chocolat est mal digéré ; les malades accusent des digestions lentes et douloureuses, avec sensation de pesanteur gastrique, et une constipation parfois très marquée. Ces accidents semblent liés surtout à la richesse du chocolat en matières grasses (beurre de cacao égale un quart de son poids), dont l’action frénatrice sur les sécrétions digestives et sur le péristaltisme gastro-intestinal, est connue depuis longtemps ;
c) Enfin, nous avons réuni seize observations, dans les-
EE quelles le chocolat joue un rôle déchaïnant certain dans la production de migraines, de crises comitiales, dans un cas même : de crises d’extrasystoles.
Malgré les nombreuses recherches concernant la pathogénie de ces accidents, deux faits seulement sont nettement acquis :
1° L'’ingestion de chocolat n’est susceptible de déter-
miner des accidents, chez certains malades, qu'à certaines périodes, lorsque ces sujets sont sensibilisés, sont en puissancede crises (migraine ou épilepsie) ; ;
2° L’expérimentation, chez un migraineux et chez un
épileptique, a montré que, lorsque l'ingestion de chocolat détermine une crise, celle-ci est précédée de modifications sanguines rappelant la crise hémoclasique décrite par Widal.
Mais la nature exacte de ces troubles leunoraux nous échappe encore absolument, et on n’a fait jusqu’à présent que des hypothèses sur le mécanisme grâce auquel l’inges-
tion de chocolat peut déterminer de tels accidents.
Vu : le Président de la thèse,
Marcel LABBÉ.
Vu : le Doyen,