RME SE
s 5408 les on n’entend absolument rien, pas le moindre murmure vésiculaire.»
L’auscultation nous permettra d'entendre de gros râles, souvent analogues à des râles ronflants de bronchite ordinaire, et des petits râles bien plus fins, à foyers multiples. Les gros râles, en raison des caractères spéciaux qu'ils offrent parfois, ont reçu des dénominations variées. Ils sont dus à la vibration, au claquement, aux frottements de lambeaux pseudo-membraneux au moment du passage de l’air dans la trachée ou les grosses bronches ; c’est ainsi qu'on trouve signalés les bruits de « frôlement », de « tremblottement » « le bruit de drapeau » (1). Sevestre et Martin semblent mettre leur réalité en doute.
Les râles fins ont une valeur diagnostique bien plus intéressante et on les retrouve dans tous les cas de bronchite membraneuse confirmée. Malheureusement, leur interprétation est délicate car ils ressemblent beaucoup aux râles de la broncho-pneumonie ; aisément, ils font porter ce diagnostic, qui par la suite peut être apparemment confirmé, puisque, comme nous le verrons, la broncho-pneumonie se grefle facilement sur la bronchite pseudo-membraneuse. Ces râles sont en effet des sous-crépitants, mais moins secs que ceux de la broncho-pneumonie, et irès analogues, à l'oreille, à ceux de l’œdème pulmonaire ; aussi nous ne pouvons mieux faire que leur appliquer la définition que Laënnec donne de ceux-ci :