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mercure mis en liberté formera des amalgames avec les métaux en exCés ;
D'autres, n'en prendront que là moitié et il se formera du calomel.
C'est ainsi que l'argent donne du calomel, tandis que l'antimoine met le mercure en liberté.
Il ne faudra pas associer le bichlorure de mercure au fer. Les préparations ne pourront être faites dans des mortiers métalliques.
L'iodure de potassium. — Il se produit un précipité de biiodure de mercure, soluble dans excès d'iodure alcalin.
Les sulfures alcalins donnent du sulfure de mercure qui est insoluble et, par suite, difficilement absorbé.
Les composés organiques le font passer à létat de calomel : surtout les formiates, le tartrate de potasse, l'acide oxalique, l'oxalate d’'ammonium,l'émétique, le sucre, la gomme arabique, ete. La lumière et la chaleur paraissent jouer un grand rôle dans cette réaction.
Malgré cette incompatibilité, une décision de l'Académie de médecine de 1890 autorise les pharmaciens à délivrer aux sages-femmes des provisions de paquets, où le sublimé corrosif est associé à l'acide tartrique. Le rapporteur, se basant sur un grand nombre d'observations, prétend que le sublimé s’y conserve très bien,
L’albumine, qui donne un précipité insoluble, est indiquée par tous les auteurs comme incompatible. On pourrait l’admettre, seulement au cas où la redissolution ne serait pas ménagée par un excès d’albumine ou par les chlorures alcalins. Et encore, d'après la théorie de l'absorption donnée par Mialhe, serait-il mauvais tant que cela d'administrer le mercure sous
celte forme, surtout si l'on admet avec Lassaigne qu'il s’y trouve toujours à l’état de sublimé ?
Certains, les premiers qui ont étudié ce corps complexe ont prétendu que c’est une combinaison de chlorure mercureux et d'albumime altérée.
Lassaigne (1) dit que l’albumine et la fibrine s'unissent au chlorure mercurique sans le décomposer. Il reconnait que le produit est soluble, non-seulement dans les chlorures, mais encore dans les bromures et les iodures alcalins. Il à même déterminé sa composition, qui est 93,55 0/0 d’albumine, 6,45 0/0 de HgCF.
Dorvault affirme que c'est une réaction intermédiaire qui se passe. Le sublimé perdrait une partie de son chlore, se transformant en sesquichlorure ; ce chlore perdu se portferait sur
l'albumine et le composé final serait la combinaison de sesqui-
chlorure mercurique et de chlorure d’albumine. Depuis, Mulder à émis une autre opinion : il croit que c’est un albuminate de mercure uni à du chlorhydrate d’albumine. C’est cette réaction de l’albumine sur le sublimé qui fait employer ce dernier pour la conservation des pièces anatomiques, et l'eau albumineuse, comme contre-poison du chlorure mercurique.
Le Gluten forme avec le sublimé une combinaison analogue, insoluble dans l’eau, mais soluble dans l’albumine et les chlorures de métaux alcalins, et qui paraît offrir, par suite, les mêmes avantages que les albuminates de mercure.
L'alcool, Véther, là glycérine, que l'on emploie comme dissolvanis du chlorure mercurique, étant des matières organiques, doivent le faire passer à l’état de calomel. Avec les deux premiers, cela se produit à la longue, sous l’action de la lumière.
(4) © M6, t. IL, p. 598
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C’est ainsi que le peu d'alcool qui entre dans la liqueur de Van Swieten suffit, pour que tout le sublimé finisse par passer à l’état de chlorure mereureux, si on la conserve quelque temps.
Avec la glycérine, cette transformation est beaucoup plus rapide. Gomme l’a coustaté M. Fonze, les solutions glycériques
de sublimé se troublent très rapidement à la température ordi-
naire. La réduction augmente avec la température ; elle est presque totale à l'ébullition.
La ÿaze, le coton étant des corps organiques, doivent réagir sur le chlorure mercurique de la même facon, Beaucoup de chimistes se sont occupés de la question, à l'effet de savoir ce que sont les cotons et les gazes au sublimé que l'on trouve dans le commerce. |
Peccate (1) prétend qu'il n’y à pas du tout de sublimé dans beaucoup de cotons, et Guillot (2), qui rapporte l'observation de ce dernier recommande le dosage de ces objets de pansement comme absolument nécessaire.
Peccate explique que certains cotons séchés gardent les sels eal-
«aires dissous dans l'eau, et que ces sels calcaires transforment le
bichlorure de mercure en sous-oxyde. La transformation n’est pas complète de ce chef, les sels calcaires n'étant pas en assez grande quantité.
En second lieu, si on carde le coton, après trempage dans la solution de sublimé, il y a une deuxième perte dans les détritus, et une troisième, par suite de la réaction des armatures métalliques sur le sublimé.
Pour éliminer les deux dernières causes de perte, l’auteur conseille de faire une solution alcoolique ou éthérée de chlorure mercurique et de la vaporiser sur le coton mis à la carde, au
CODES EX prit (2) J. P. C., t. XXE, D. 542.